Quand il dort, il est tellement beau...
Quand il dort.
25/12/2011
22/11/2011
La prisonnière
HELP!
J'ai donné naissance à un bébé vampire qui me suce toute mon énergie et me bouffe tout mon temps!
Il a l'air tout mignon comme ça, mais, quand il a faim (presque tout le temps), il se transforme en asticot vorace!
Je me souviens d'une expression que ma mère utilisait souvent quand nous étions jeunes, ma soeur et moi: «Je ne me possède plus!»
Je comprends maintenant.
J'ai donné naissance à un bébé vampire qui me suce toute mon énergie et me bouffe tout mon temps!
Il a l'air tout mignon comme ça, mais, quand il a faim (presque tout le temps), il se transforme en asticot vorace!
Je me souviens d'une expression que ma mère utilisait souvent quand nous étions jeunes, ma soeur et moi: «Je ne me possède plus!»
Je comprends maintenant.
26/10/2011
Message à Futur Fils
Aujourd'hui, cela fait approximativement 268 jours que je t'attends. Cela équivaut à 40 semaines, 6432 heures, ou 385 920 minutes.
Pendant cette période, j'ai accompli toutes sortes de choses:
Pendant cette période, j'ai accompli toutes sortes de choses:
- J'ai été témoin au mariage de ma mère et je me suis fiancée.
- J'ai accumulé les soupers entre amis et les brunchs de filles durant lesquels les sujets de conversation finissaient toujours par tourner autour de mon nombril.
- Je viens d'avoir un mois de congé payé que j'ai passé à bouffer, faire des siestes, lire et regarder la télé.
- J'ai pris 35 livres (et pas des livres de bibliothèque).
- J'ai lu plusieurs dizaines de romans, dont une brique de quelque 1050 pages, ainsi qu'une dizaine de livres et magazines sur la maternité.
- J'ai rempli assidûment mon «Livre de ma grossesse» chaque semaine.
- J'ai zieuté d'un oeil expert toutes les poussettes croisées dans la rue.
- J'ai visité des douzaines de sites Internet consacrés aux femmes enceintes.
- Je suis devenue peu à peu gaga moi aussi: j'ai regardé en boucle des émissions comme A Baby Story et I Didn't Know I was Pregnant et j'ai eu les larmes aux yeux chaque fois que j'ai vu la pub de Pampers à la télé, celle avec plein de petits bébés...
- J'ai cuisiné une centaine de muffins aux saveurs variées, 4 clafoutis, 3 croustades, 2 pains aux pommes, 1 tarte au fromage-poires-chocolat, congelé une tonne de chili con carne et acheté une montagne de papier de toilette.
- J'ai utilisé couramment des expressions comme «bouchon muqueux», «col dilaté» et «clarté nucale».
- Je peux désormais épeler des mots comme «doula», «périnée» et «alèse» et les utiliser à bon escient dans une conversation.
- Je sais qu'un moïse, ce n'est pas juste le gars qui ouvrait la mer en deux.
- J'ai consulté une dizaine de livres de prénoms afin de trouver celui qui te conviendrait le mieux.
- J'ai changé quatre fois la bassinette de place dans ta nouvelle chambre afin que tu profites d'un environnement optimal.
- J'ai réussi à ouvrir ET fermer la poussette, j'ai compris le fonctionnement du siège auto et appris à plier des petits pyjamas de bébé.
- J'ai fait 372 brassées de lavage, dont la moitié étaient des vêtements pour bébés.
- J'ai refait 7 fois ma valise pour l'hôpital.
- J'ai acheté des soutiens-gorges d'allaitement pas sexy et porter des pantalons mous.
- J'ai suivi des cours d'aquaforme prénatal jusqu'à la 38e semaine de grossesse, j'ai eu 10 séances d'acupuncture, 5 cours prénataux et 3 rendez-vous chez l'ostéopathe.
- J'ai reçu une douzaine d'appels d'amis et membres de la famille qui commençaient par: «Pis?»
- J'ai commencé une vingtaine de phrases par: «Si je n'ai pas encore accouché...»
- J'ai composé une bonne quarantaine de statuts Facebook qui avaient pour thème la grossesse (et emmerdé un nombre incalculable d'amis non-parents avec ça).
- J'ai rêvé des dizaines de fois que je te prenais dans mes bras.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à t'attendre...
25/09/2011
Congé, sweet congé... de maternité
Ça y est, je suis en congé! En congé de maternité!
Voici donc une petite liste non exhaustive (et dans le désordre) de toutes les illusions que je me fais en ce qui concerne ce congé, et la maternité en général.
La seule chose qui est certaine, c'est que mon petit bonhomme (aka le Melon de Miel en ce moment) sera le plus beau!
Voici donc une petite liste non exhaustive (et dans le désordre) de toutes les illusions que je me fais en ce qui concerne ce congé, et la maternité en général.
- Je pourrai enfin lire la pile de «livres pas lus encore» qui trône dans ma bibliothèque.
- Je profiterai aussi de mon congé pour écrire 2-3 nouvelles, un roman jeunesse, et alimenter ce blogue régulièrement.
- Ce sera l'occasion d'aller bruncher avec les copines avant que Bébé ne se pointe, et même après.
- Mon fils fera ses nuits avant l'âge d'un mois.
- Je serai tout à fait capable de me rendormir profondément entre chaque têtée et je me découvrirai une capacité étonnante à rester pimpante et alerte en ne dormant que quelques heures par nuit.
- Le look «cernes profonds» sera à la mode cet automne.
- Je retrouverai ma taille de guêpe sans effort.
- Le CPE juste à côté de chez moi m'appellera pour m'offrir une place pour mon fils si mignon.
- J'aurai enfin du temps pour moi.
- Je serai la plus sexy en pantalons mous et t-shirts informes.
- J'aurai amplement le temps de planifier un déménagement, un mariage et un voyage de noces en plus de m'occuper de mon petit bonhomme. [Petite parenthèse ici: je suis fiancée! Nous prévoyons nous marier cet été! Avant ou après le déménagement, ça, ce n'est pas encore clair... Et le voyage de noces? Il y a combien de jours dans une année déjà?]
- Je ne m'ennuierai pas un seul instant du temps où mes seules responsabilités consistaient à travailler 7h par jour devant un ordi, remplir ma déclaration d'impôt chaque année et céder ma place aux vieilles madames dans l'autobus.
- Pouvoir me lever à 8h ne me manquera pas.
- Etc.
La seule chose qui est certaine, c'est que mon petit bonhomme (aka le Melon de Miel en ce moment) sera le plus beau!
07/08/2011
La famille Porcine (la suite) – Kévun et Bob vont à la pêche
J'ai rencontré deux nouveaux membres de la famille Porcine.
Le grand frère Kévun Porcin, portrait tout craché de son petit frère Jimmy Porcin, mais version moustache naissante. À peine 16 ans et, déjà, sa camisole n'est plus suffisante pour cacher la toison qui recouvre son dos.
Il est accompagné de son beau-père, Bob. Bob n'a pas de nom de famille et n'est certainement pas le géniteur des enfants porcins car il tient plutôt de l'iguane que du cochon. Ses cheveux longs d'une couleur indéfinissable cascadent sous sa casquette à l'effigie du Wild du Minnesota.
Kévun et Bob vont à la pêche. Armés de leurs cannes à pêche achetées au Canadian Tire du coin, ils marchent, fiers comme des paons, en prenant soin de semer sur leur chemin, non pas des cailloux blancs comme le Petit Poucet, mais de tout aussi reconnaissables crachats visqueux. Ils parlent fort, pour que tout le voisinage les entende (Kévun d'une voix un peu nasillarde) et chaque fois que Bob ouvre la bouche, on pourrait croire qu'une ou deux de ses dents gâtées va en profiter pour s'échapper et fuir à jamais l'antre nauséabond.
Kévun et Bob s'entendent bien. Ils aiment parler de chars et de hockey et, de temps en temps, Bob partage un joint avec son beau-fils. Après la pêche (trois crapets-soleils et 1 barbotte qu'ils oublieront dans la chaloupe), ils iront rejoindre le reste de la famille Porcine au chalet de Mononc' Fernand, où Kévun boira de la bière même pas en cachette avec ses cousins.
C'est l'été pour tout le monde, même pour la famille Porcine.
Le grand frère Kévun Porcin, portrait tout craché de son petit frère Jimmy Porcin, mais version moustache naissante. À peine 16 ans et, déjà, sa camisole n'est plus suffisante pour cacher la toison qui recouvre son dos.
Il est accompagné de son beau-père, Bob. Bob n'a pas de nom de famille et n'est certainement pas le géniteur des enfants porcins car il tient plutôt de l'iguane que du cochon. Ses cheveux longs d'une couleur indéfinissable cascadent sous sa casquette à l'effigie du Wild du Minnesota.
Kévun et Bob vont à la pêche. Armés de leurs cannes à pêche achetées au Canadian Tire du coin, ils marchent, fiers comme des paons, en prenant soin de semer sur leur chemin, non pas des cailloux blancs comme le Petit Poucet, mais de tout aussi reconnaissables crachats visqueux. Ils parlent fort, pour que tout le voisinage les entende (Kévun d'une voix un peu nasillarde) et chaque fois que Bob ouvre la bouche, on pourrait croire qu'une ou deux de ses dents gâtées va en profiter pour s'échapper et fuir à jamais l'antre nauséabond.
Kévun et Bob s'entendent bien. Ils aiment parler de chars et de hockey et, de temps en temps, Bob partage un joint avec son beau-fils. Après la pêche (trois crapets-soleils et 1 barbotte qu'ils oublieront dans la chaloupe), ils iront rejoindre le reste de la famille Porcine au chalet de Mononc' Fernand, où Kévun boira de la bière même pas en cachette avec ses cousins.
C'est l'été pour tout le monde, même pour la famille Porcine.
16/07/2011
Grosse Pomme et Grosse Bédaine
Mie et Moitié ont trimballé leur future troisième roue du carrosse jusque dans la Big Apple. Il y a un nom pour ce genre de dernier voyage en amoureux avant l'arrivée de bébé: babymoon. Au lieu de sortir dans les bars, ils se sont faits des petits soupers dans la chambre d'hôtel (équipée d'une cuisine) et ont regardé des films à la télé.
Ils ont tout de même marché des heures durant, en prenant soin de s'arrêter dans chaque parc qu'ils croisaient et, surtout, dans chaque toilette publique, pour que la Bédaine se repose et que la Vessie se vide, dans l'ordre.
Dans la Grosse Pomme, les bédaines sont rares! À peine 15 entr'aperçues en 4 jours de marche. Alors qu'ici, c'est le baby-boom perpétuel et les ventres ronds semblent pousser comme des mauvaises herbes. Mais, tout comme les Montréalais, les New-Yorkais deviennent soudainement aveugles lorsqu'une femme enceinte entre dans un wagon de métro...
La marche dans les rues de Manhattan a dû lui faire du bien, à la Bédaine, puisqu'elle semble avoir pris de l'expansion depuis son retour au pays. Dans trois mois, elle aura approximativement la taille de l'Orange Julep. Elle se trémousse dans l'eau une fois par semaine en compagnie de ses semblables et elle a rencontré d'autres bédaines aux cours prénataux, toutes plus petites qu'elle, et ce, même si c'est elle la plus jeune...
Le Cantaloup (qui est maintenant une Aubergine) a désormais un prénom (qui restera secret encore un petit moment) et danse la polka, matin, midi et soir, ce qui explique sans doute son besoin d'espace...
Depuis leur retour, Mie et Moitié, tentent de se familiariser avec le vocabulaire propre aux nouveaux parents. Les voilà qui doivent entendre parler de plan de naissance, de doula, d'effacement du col et de veine cave. Sans oublier toutes ces choses aux noms étranges qu'il faut «absolument» acheter: bassinette, chancelière, alèse, dormeuse, etc.
Il faut maintenant préparer la chambre de Futur Fils (et réaménager complètement le condo pour ce faire!), organiser un baby shower et sûrement faire toutes sortes d'autres choses qu'il est impossible d'imaginer pour le moment.
Plus que trois mois et quelques jours...
Heureusement, les sorbetières existent et c'est la saison des fraises!
Ils ont tout de même marché des heures durant, en prenant soin de s'arrêter dans chaque parc qu'ils croisaient et, surtout, dans chaque toilette publique, pour que la Bédaine se repose et que la Vessie se vide, dans l'ordre.
Dans la Grosse Pomme, les bédaines sont rares! À peine 15 entr'aperçues en 4 jours de marche. Alors qu'ici, c'est le baby-boom perpétuel et les ventres ronds semblent pousser comme des mauvaises herbes. Mais, tout comme les Montréalais, les New-Yorkais deviennent soudainement aveugles lorsqu'une femme enceinte entre dans un wagon de métro...
La marche dans les rues de Manhattan a dû lui faire du bien, à la Bédaine, puisqu'elle semble avoir pris de l'expansion depuis son retour au pays. Dans trois mois, elle aura approximativement la taille de l'Orange Julep. Elle se trémousse dans l'eau une fois par semaine en compagnie de ses semblables et elle a rencontré d'autres bédaines aux cours prénataux, toutes plus petites qu'elle, et ce, même si c'est elle la plus jeune...
Le Cantaloup (qui est maintenant une Aubergine) a désormais un prénom (qui restera secret encore un petit moment) et danse la polka, matin, midi et soir, ce qui explique sans doute son besoin d'espace...
Depuis leur retour, Mie et Moitié, tentent de se familiariser avec le vocabulaire propre aux nouveaux parents. Les voilà qui doivent entendre parler de plan de naissance, de doula, d'effacement du col et de veine cave. Sans oublier toutes ces choses aux noms étranges qu'il faut «absolument» acheter: bassinette, chancelière, alèse, dormeuse, etc.
Il faut maintenant préparer la chambre de Futur Fils (et réaménager complètement le condo pour ce faire!), organiser un baby shower et sûrement faire toutes sortes d'autres choses qu'il est impossible d'imaginer pour le moment.
Plus que trois mois et quelques jours...
Heureusement, les sorbetières existent et c'est la saison des fraises!
11/06/2011
C'est un... cantaloup!
Un cantaloup ou une cantaloup? Zat is ze question...
Pour ma part, j'ai toujours dit «une cantaloupe», même s'il semblait que le bon usage de la langue de Molière nous suggère plutôt de dire «un cantaloup».
J'ai longtemps pensé que j'aurais une fille, aussi...
Mais non, c'est un garçon! Un petit bonhomme qui gigote, et qui est gros comme un... cantaloup! (Vous pensiez que j'allais vous parler de fruits et d'accords grammaticaux, hein? Mais non, je reviens à mon nombril, ou du moins, à ce qui se cache derrière!)
Et puis voilà qu'après des recherches plus approfondies, je me rends compte que le cantaloup que l'on mange ici (enfin, pas moi, parce que je n'aime pas ça, là, mais vous, et vous), n'est pas un cantaloup, mais un melon brodé... Ah bon?
En plus, dans quelques semaines, selon l'un des sites ultra-scientifiques que je consulte depuis que je suis enceinte, mon cantaloup se transformera en papaye! Depuis quand une papaye c'est plus gros qu'un cantaloup?
Déjà, la semaine prochaine, mon cantaloup sera gros comme une banane... Me semble qu'il y a quelques chose qui ne va pas dans leurs mesures fruitières...
Je n'ai quand même pas hâte d'arriver au melon d'eau...
En tout cas mon petit gars, à défaut d'être un vrai cantaloup, une papaye ou tout autre fruit ou légume exotiques est bien un petit gars, avec tous ses morceaux.
Reste plus qu'à lui trouver un nom.
Pour l'instant, nous l'appellerons donc Cantaloup!
Pour ma part, j'ai toujours dit «une cantaloupe», même s'il semblait que le bon usage de la langue de Molière nous suggère plutôt de dire «un cantaloup».
J'ai longtemps pensé que j'aurais une fille, aussi...
Mais non, c'est un garçon! Un petit bonhomme qui gigote, et qui est gros comme un... cantaloup! (Vous pensiez que j'allais vous parler de fruits et d'accords grammaticaux, hein? Mais non, je reviens à mon nombril, ou du moins, à ce qui se cache derrière!)
Et puis voilà qu'après des recherches plus approfondies, je me rends compte que le cantaloup que l'on mange ici (enfin, pas moi, parce que je n'aime pas ça, là, mais vous, et vous), n'est pas un cantaloup, mais un melon brodé... Ah bon?
En plus, dans quelques semaines, selon l'un des sites ultra-scientifiques que je consulte depuis que je suis enceinte, mon cantaloup se transformera en papaye! Depuis quand une papaye c'est plus gros qu'un cantaloup?
Déjà, la semaine prochaine, mon cantaloup sera gros comme une banane... Me semble qu'il y a quelques chose qui ne va pas dans leurs mesures fruitières...
Je n'ai quand même pas hâte d'arriver au melon d'eau...
En tout cas mon petit gars, à défaut d'être un vrai cantaloup, une papaye ou tout autre fruit ou légume exotiques est bien un petit gars, avec tous ses morceaux.
Reste plus qu'à lui trouver un nom.
Pour l'instant, nous l'appellerons donc Cantaloup!
15/05/2011
La famille Porcine
La famille Porcine habite tout près de chez moi.
Comme je viens d'avoir une semaine de congé et que j'en ai profité pour me balader un peu dans le quartier, j'ai croisé les trois membres de cette famille plus souvent que d'habitude. Je dis «trois», mais je n'ai jamais vu Monsieur Porcin, donc ils sont peut-être plus nombreux. Chose certaine, les trois membres que j'ai pu observer se ressemblent comme trois gouttes de graisse de bines: mêmes petits yeux porcins inexpressifs (d'où leur nom), même face ronde et même démarche lente de désabusés-de-la-vie. On dirait des membres de la famille Bougon.
Il y a Maman Porcine, plutôt enveloppée et fumeuse de cigarettes, qui fait son épicerie au dépanneur du coin. Il y a quelques jours, je l'ai vue en compagnie de sa fille (appelons-la Peggy). Elle grattait furieusement un gratteux «comme si y'aurait pas de demain» (comme dirait une concurrente d'Occupation Double). On était en plein jour, en pleine semaine, et Peggy, âgée d'environ 12 ans, n'était évidemment pas à l'école. D'ailleurs, je l'avais croisée quelques jours plus tôt en compagnie de Jimmy Porcin, son petit frère. Toujours en plein jour, en pleine semaine... Peut-être suivent-ils des cours par correspondance?
Peggy va souvent faire les courses avec sa mère au dépanneur. Elles achètent du Kraft Dinner et des gâteaux Vachon.
Quand je les vois, j'ai l'impression d'être transportée dans une autre époque, dans un autre quartier. Presque sur une autre planète.
C'est aussi ça, la vie.
En tout cas, c'est bien loin de la vie des hipsters granos qui débordent du Mile-End pour venir bruncher dans les cafés de RoPat™.
Loin de la vie des professionnels ricos qui envahissent les condos pullulant dans le quartier.
Loin de la vie des vieux Italiens qui pourrissent sur leur balcon les beaux soirs de mai.
Loin de ma vie.
Comme je viens d'avoir une semaine de congé et que j'en ai profité pour me balader un peu dans le quartier, j'ai croisé les trois membres de cette famille plus souvent que d'habitude. Je dis «trois», mais je n'ai jamais vu Monsieur Porcin, donc ils sont peut-être plus nombreux. Chose certaine, les trois membres que j'ai pu observer se ressemblent comme trois gouttes de graisse de bines: mêmes petits yeux porcins inexpressifs (d'où leur nom), même face ronde et même démarche lente de désabusés-de-la-vie. On dirait des membres de la famille Bougon.
Il y a Maman Porcine, plutôt enveloppée et fumeuse de cigarettes, qui fait son épicerie au dépanneur du coin. Il y a quelques jours, je l'ai vue en compagnie de sa fille (appelons-la Peggy). Elle grattait furieusement un gratteux «comme si y'aurait pas de demain» (comme dirait une concurrente d'Occupation Double). On était en plein jour, en pleine semaine, et Peggy, âgée d'environ 12 ans, n'était évidemment pas à l'école. D'ailleurs, je l'avais croisée quelques jours plus tôt en compagnie de Jimmy Porcin, son petit frère. Toujours en plein jour, en pleine semaine... Peut-être suivent-ils des cours par correspondance?
Peggy va souvent faire les courses avec sa mère au dépanneur. Elles achètent du Kraft Dinner et des gâteaux Vachon.
Quand je les vois, j'ai l'impression d'être transportée dans une autre époque, dans un autre quartier. Presque sur une autre planète.
C'est aussi ça, la vie.
En tout cas, c'est bien loin de la vie des hipsters granos qui débordent du Mile-End pour venir bruncher dans les cafés de RoPat™.
Loin de la vie des professionnels ricos qui envahissent les condos pullulant dans le quartier.
Loin de la vie des vieux Italiens qui pourrissent sur leur balcon les beaux soirs de mai.
Loin de ma vie.
08/05/2011
L'annonce
Voici la raison pour laquelle je n'ai pas alimenté mon blogue durant tout ce temps. C'est que, la chose dont j'aurais voulu parler... devait rester secrète...
Lorsque je disais, dans une entrée de blogue en février, que nous étions partis en week-end d'amoureux à deux et que j'étais revenue seule, ce n'était pas tout à fait vrai. En fait, nous étions deux au retour... Et peut-être même déjà trois au départ... Bref, à la fin du mois d'octobre, le carrosse de Mie et Moitié aura une troisième roue. Je suis en famille, comme on disait dans le temps!
Bon, je vous vois venir, et je promets de ce pas de ne pas transformer ce blogue en babillard de maternité, avec des photos de papillons et de bébés chats comme fond d'écran. Et je promets de parler d'autre chose que du petit pois qui grossit dans mon ventre. Je ne mettrai pas non plus de photos de mon échographie (non, on ne sait pas encore si c'est une progéniture masculine ou féminine), et je ne créerai pas de profil Facebook pour mon foetus. Chacun son trip.
Mais ma vie va changer, ça c'est certain. Et j'espère pouvoir continuer d'alimenter ce blogue en anecdotes de tous genres.
D'ailleurs mon autre bébé, mon roman, avance à grands pas. J'ai devant moi une semaine d'écriture intensive afin de le finaliser. C'est maintenant ou jamais!
Lorsque je disais, dans une entrée de blogue en février, que nous étions partis en week-end d'amoureux à deux et que j'étais revenue seule, ce n'était pas tout à fait vrai. En fait, nous étions deux au retour... Et peut-être même déjà trois au départ... Bref, à la fin du mois d'octobre, le carrosse de Mie et Moitié aura une troisième roue. Je suis en famille, comme on disait dans le temps!
Bon, je vous vois venir, et je promets de ce pas de ne pas transformer ce blogue en babillard de maternité, avec des photos de papillons et de bébés chats comme fond d'écran. Et je promets de parler d'autre chose que du petit pois qui grossit dans mon ventre. Je ne mettrai pas non plus de photos de mon échographie (non, on ne sait pas encore si c'est une progéniture masculine ou féminine), et je ne créerai pas de profil Facebook pour mon foetus. Chacun son trip.
Mais ma vie va changer, ça c'est certain. Et j'espère pouvoir continuer d'alimenter ce blogue en anecdotes de tous genres.
D'ailleurs mon autre bébé, mon roman, avance à grands pas. J'ai devant moi une semaine d'écriture intensive afin de le finaliser. C'est maintenant ou jamais!
24/03/2011
22/02/2011
La dame de l'arrêt d'autobus
Une vieille dame m'a abordée hier, alors que nous attendions toutes les deux l'autobus. Sans même un bonjour ni aucune entrée en matière, elle m'a raconté une partie de sa vie.
Bien au chaud sous sa toque et son manteau de fourrure, elle m'a expliqué que son «mari est hospitalisé. On lui a enlevé le pancréas. Il est branché à toutes sortes de machines.» Alors elle passe ses journées à l'hôpital. Mais pas demain. Demain, elle prend congé, parce qu'il faut bien qu'elle pense un peu à elle.
Hier, dans la chambre d'hôpital, ils avaient parlé du Mexique et de leur résidence à Ixtapa. Ils ne pourront plus y aller. Et comme elle est seule (ils n'ont pas d'enfants, elle a des nièces, mais elles sont à Québec), elle traverse la ville en autobus chaque jour (leurs voitures sont à l'extérieur du pays) pour passer le temps, en espérant rencontrer quelqu'un. Quelqu'un à qui parler. Quelqu'un comme moi, hier.
C'est une ancienne infirmière, et son mari était médecin. Ils savent tous deux très bien que Monsieur ne s'en sortira pas. «Mais on n'a pas de regret. On a eu une bonne vie!» m'a-t-elle précisé juste avant que l'autobus n'arrive.
À l'intérieur, je lui ai mis la main sur l'épaule et lui ai souhaité bon courage. Je me suis assise un peu plus loin, à l'arrière. J'ai espéré avoir pu lui apporter un peu de soutien moral, rien qu'en l'écoutant quelques minutes... Je me suis demandé ce qu'elle ferait lorsqu'elle serait vraiment seule. Quand la Grande Faucheuse se serait enfin décidée à donner un peu de repos à son mari...
Je l'imagine passant ses journées entières en autobus, cherchant un arrêt qui n'existe pas. Espérant que le chauffeur finira par la déposer quelque part où quelqu'un l'attendra.
Bien au chaud sous sa toque et son manteau de fourrure, elle m'a expliqué que son «mari est hospitalisé. On lui a enlevé le pancréas. Il est branché à toutes sortes de machines.» Alors elle passe ses journées à l'hôpital. Mais pas demain. Demain, elle prend congé, parce qu'il faut bien qu'elle pense un peu à elle.
Hier, dans la chambre d'hôpital, ils avaient parlé du Mexique et de leur résidence à Ixtapa. Ils ne pourront plus y aller. Et comme elle est seule (ils n'ont pas d'enfants, elle a des nièces, mais elles sont à Québec), elle traverse la ville en autobus chaque jour (leurs voitures sont à l'extérieur du pays) pour passer le temps, en espérant rencontrer quelqu'un. Quelqu'un à qui parler. Quelqu'un comme moi, hier.
C'est une ancienne infirmière, et son mari était médecin. Ils savent tous deux très bien que Monsieur ne s'en sortira pas. «Mais on n'a pas de regret. On a eu une bonne vie!» m'a-t-elle précisé juste avant que l'autobus n'arrive.
À l'intérieur, je lui ai mis la main sur l'épaule et lui ai souhaité bon courage. Je me suis assise un peu plus loin, à l'arrière. J'ai espéré avoir pu lui apporter un peu de soutien moral, rien qu'en l'écoutant quelques minutes... Je me suis demandé ce qu'elle ferait lorsqu'elle serait vraiment seule. Quand la Grande Faucheuse se serait enfin décidée à donner un peu de repos à son mari...
Je l'imagine passant ses journées entières en autobus, cherchant un arrêt qui n'existe pas. Espérant que le chauffeur finira par la déposer quelque part où quelqu'un l'attendra.
07/02/2011
Mie apprend à partager Moitié
Partir à deux pour un week-end en amoureux et en revenir seule...
A priori, on dirait la fin tragique d'une tumultueuse histoire d'amour. À quelques jours de la Saint-Valentin en plus. Mais en fait, ça fait seulement partie des aléas de la vie de couple: apprendre à partager sa moitié.
Les occasions de partage varient. Par exemple, quand il y a un film d'action à la télé et que notre homme est complètement concentré, la bouche ouverte, les poings serrés, s'imaginant dans la peau du superhéros tentant de sauver la jeune fille tout en empêchant un conflit mondial sans trop abîmer sa Porsche décapotable, alors, on comprendra rapidement qu'un «Je fais de la lessive: as-tu quelque chose à laver?» ne parviendra pas à le sortir de sa torpeur. Le film gagne toujours. De même que le match de hockey et la vidéo (plate!) sur YouTube.
Comme quand on était petite et qu'on apprenait à partager ses jouets, il faut apprendre à partager son homme en se disant qu'au moins, il n'a pas encore d'iPad et que, pour le moment, la chambre à coucher reste un endroit sacré où aucun superhéros (même pas le superbe bad boy Jason Statham du non moins navet Mécano), chanteur de hip hop (no comment) ou joueur de hockey (hmmm... dommage....) n'a sa place.
Mais parfois, il est plus difficile de partager l'Homme de sa vie. Par exemple, quand on a organisé un super week-end en amoureux dans une chic auberge avec repas 7 services, petit-déjeuner en tête à tête, patin au clair de lune et voyage en train, à la condition expresse que nous serions seuls au monde... et qu'un inattendu familial vient chambouler les plans de cette lune de miel. Nous devrons revenir à la maison sans notre compagnon de voyage.
(Oui, dit comme ça, ça a l'air très égoïste... Mais come on, quel mauvais timing!)
Alors, on prend une grande respiration, on ravale ses larmes de frustration, on dit «Tu feras un gros câlin à ta grand-mère» et on embrasse son Homme comme s'il n'y avait pas de lendemain, comme si les extraterrestres venaient juste de débarquer dans leurs vaisseaux impossibles et que la fin du monde arrivait avant 2012.
On le regarde droit dans les yeux, on lui fait «bye-bye» avec notre foulard de laine (faute de mouchoir blanc) depuis le quai de la gare pendant qu'il nous fixe d'un air déterminé, en bombant le torse. (On se retourne: y aurait-il un écran de télé diffusant le Super Bowl derrière nous? Non, même pas!)
«Va, cours, vole au secours de ta grand-mère!» lui lance-t-on une dernière fois avant que le train ne s'ébranle et que les larmes que l'on tentait tant bien que mal de contenir ne s'échappent de leurs carcans d'émeraude. On le regarde s'éloigner d'un pas énergique, plein de testostérone, prêt à accomplir sa mission de sauveur de l'Humanité.
Une chance qu'on avait pensé à apporter un bon livre. Et puis, on pourra occuper deux sièges et s'étaler dans le train en se donnant des airs de snob qui paye le double tarif pour sa tranquillité... Ou de Vierge éplorée abandonnée à la dernière minute par son Roméo...
Chose certaine, à son retour, ce superhéros là aura une place de choix dans la chambre à coucher.
A priori, on dirait la fin tragique d'une tumultueuse histoire d'amour. À quelques jours de la Saint-Valentin en plus. Mais en fait, ça fait seulement partie des aléas de la vie de couple: apprendre à partager sa moitié.
Les occasions de partage varient. Par exemple, quand il y a un film d'action à la télé et que notre homme est complètement concentré, la bouche ouverte, les poings serrés, s'imaginant dans la peau du superhéros tentant de sauver la jeune fille tout en empêchant un conflit mondial sans trop abîmer sa Porsche décapotable, alors, on comprendra rapidement qu'un «Je fais de la lessive: as-tu quelque chose à laver?» ne parviendra pas à le sortir de sa torpeur. Le film gagne toujours. De même que le match de hockey et la vidéo (plate!) sur YouTube.
Comme quand on était petite et qu'on apprenait à partager ses jouets, il faut apprendre à partager son homme en se disant qu'au moins, il n'a pas encore d'iPad et que, pour le moment, la chambre à coucher reste un endroit sacré où aucun superhéros (même pas le superbe bad boy Jason Statham du non moins navet Mécano), chanteur de hip hop (no comment) ou joueur de hockey (hmmm... dommage....) n'a sa place.
Mais parfois, il est plus difficile de partager l'Homme de sa vie. Par exemple, quand on a organisé un super week-end en amoureux dans une chic auberge avec repas 7 services, petit-déjeuner en tête à tête, patin au clair de lune et voyage en train, à la condition expresse que nous serions seuls au monde... et qu'un inattendu familial vient chambouler les plans de cette lune de miel. Nous devrons revenir à la maison sans notre compagnon de voyage.
(Oui, dit comme ça, ça a l'air très égoïste... Mais come on, quel mauvais timing!)
Alors, on prend une grande respiration, on ravale ses larmes de frustration, on dit «Tu feras un gros câlin à ta grand-mère» et on embrasse son Homme comme s'il n'y avait pas de lendemain, comme si les extraterrestres venaient juste de débarquer dans leurs vaisseaux impossibles et que la fin du monde arrivait avant 2012.
On le regarde droit dans les yeux, on lui fait «bye-bye» avec notre foulard de laine (faute de mouchoir blanc) depuis le quai de la gare pendant qu'il nous fixe d'un air déterminé, en bombant le torse. (On se retourne: y aurait-il un écran de télé diffusant le Super Bowl derrière nous? Non, même pas!)
«Va, cours, vole au secours de ta grand-mère!» lui lance-t-on une dernière fois avant que le train ne s'ébranle et que les larmes que l'on tentait tant bien que mal de contenir ne s'échappent de leurs carcans d'émeraude. On le regarde s'éloigner d'un pas énergique, plein de testostérone, prêt à accomplir sa mission de sauveur de l'Humanité.
Une chance qu'on avait pensé à apporter un bon livre. Et puis, on pourra occuper deux sièges et s'étaler dans le train en se donnant des airs de snob qui paye le double tarif pour sa tranquillité... Ou de Vierge éplorée abandonnée à la dernière minute par son Roméo...
Chose certaine, à son retour, ce superhéros là aura une place de choix dans la chambre à coucher.
07/01/2011
Introspection
J'ai un nouvel ostéopathe.
Poussée par ma masso et par Moitié, je suis finalement allé voir Monsieur C.
Il m'a remis le sacrum en place, fait craquer les vertèbres cervicales et expliqué que je suis de type «carbonique», et que j'ai des muscles «toniques». Comme quoi, je suis raide comme une barre et pas souple pour deux cennes, mais en plus joli.
Après m'avoir joué dans les viscères (beurk! et surtout aïe!) pendant une demi-heure, il m'a dit que j'avais du vieux stress accumulé, des trucs qui datent de mon enfance.
«Vous entendez-vous bien avec votre soeur?» (Euh... oui! Aucune de mes amies n'est aussi proche de sa soeur que moi de la mienne...)
«Et comment ça va avec votre mère?» (Ben... super bien. On s'écrit un e-mail presque tous les matins!)
Il ne m'a rien demandé sur mon père, peut-être qu'il se le garde pour la prochaine fois. Au cas où, j'ai déjà ma réponse: «Oui! J'ai le meilleur papou du monde!»
En tout cas, il paraît que j'ai le diaphragme hyper tendu. Peut-être que ça date de mes cours de chants? («Il faut que ça vienne du ventre!» me répétait sans cesse ma prof. J'ai peut-être forcé la note? Podoum tchi!)
Quand même, ça m'a fait réfléchir... Je me suis sincèrement demandé ce qui pouvait bien avoir causé toute cette tension. Je suis convaincue que certaines personnes qui ont souffert de traumatismes dans leur enfance peuvent en ressentir les répercussions sur leur corps, même des années plus tard.
Mais moi? Petite fille choyée et aimée. Aînée de deux enfants dont les parents ont toujours été bien présents malgré leur divorce (il ne m'a même pas demandé si mes parents étaient ensemble, ça doit tellement être la norme maintenant les parents divorcés qu'on ne pose plus la question.). Soeur d'une soeur hyper relax et généreuse. Bonne à l'école et toujours entourée d'amis...
Très franchement, je crois que j'ai beaucoup plus souffert émotivement dans la vingtaine (à la recherche de l'âme soeur, allant de déceptions amoureuses en relations ratées, jusqu'à ce que je rencontre enfin Moitié) que pendant mon enfance...
Je ne suis pas convaincue que mes problèmes de tensions soient dus à un traumatisme infantile, mais, chose certaine, l'ostéopathe, ça fait du bien par où ça passe. J'y retourne dans trois semaines. J'ai encore mal à l'épaule gauche. Je crois que ça date de la fois où ma soeur a récolté plus de bonbons d'Halloween que moi...
Poussée par ma masso et par Moitié, je suis finalement allé voir Monsieur C.
Il m'a remis le sacrum en place, fait craquer les vertèbres cervicales et expliqué que je suis de type «carbonique», et que j'ai des muscles «toniques». Comme quoi, je suis raide comme une barre et pas souple pour deux cennes, mais en plus joli.
Après m'avoir joué dans les viscères (beurk! et surtout aïe!) pendant une demi-heure, il m'a dit que j'avais du vieux stress accumulé, des trucs qui datent de mon enfance.
«Vous entendez-vous bien avec votre soeur?» (Euh... oui! Aucune de mes amies n'est aussi proche de sa soeur que moi de la mienne...)
«Et comment ça va avec votre mère?» (Ben... super bien. On s'écrit un e-mail presque tous les matins!)
Il ne m'a rien demandé sur mon père, peut-être qu'il se le garde pour la prochaine fois. Au cas où, j'ai déjà ma réponse: «Oui! J'ai le meilleur papou du monde!»
En tout cas, il paraît que j'ai le diaphragme hyper tendu. Peut-être que ça date de mes cours de chants? («Il faut que ça vienne du ventre!» me répétait sans cesse ma prof. J'ai peut-être forcé la note? Podoum tchi!)
Quand même, ça m'a fait réfléchir... Je me suis sincèrement demandé ce qui pouvait bien avoir causé toute cette tension. Je suis convaincue que certaines personnes qui ont souffert de traumatismes dans leur enfance peuvent en ressentir les répercussions sur leur corps, même des années plus tard.
Mais moi? Petite fille choyée et aimée. Aînée de deux enfants dont les parents ont toujours été bien présents malgré leur divorce (il ne m'a même pas demandé si mes parents étaient ensemble, ça doit tellement être la norme maintenant les parents divorcés qu'on ne pose plus la question.). Soeur d'une soeur hyper relax et généreuse. Bonne à l'école et toujours entourée d'amis...
Très franchement, je crois que j'ai beaucoup plus souffert émotivement dans la vingtaine (à la recherche de l'âme soeur, allant de déceptions amoureuses en relations ratées, jusqu'à ce que je rencontre enfin Moitié) que pendant mon enfance...
Je ne suis pas convaincue que mes problèmes de tensions soient dus à un traumatisme infantile, mais, chose certaine, l'ostéopathe, ça fait du bien par où ça passe. J'y retourne dans trois semaines. J'ai encore mal à l'épaule gauche. Je crois que ça date de la fois où ma soeur a récolté plus de bonbons d'Halloween que moi...
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