15/08/2010

C'est le bouquet!




Hier soir, lors du premier d'une série de trois mariages auxquels nous assisterons d'ici le mois d'octobre, mon Cavalier et moi... j'ai attrapé le bouquet.
Bon d'accord, nous n'étions que trois filles ayant coiffé sainte Catherine et l'une d'entre elles m'arrivait à peu près au nombril (je ne l'avais pas vue de la soirée avant ce moment crucial et je crois qu'elle avait peut-être été engagée comme figurante).
Quant à l'autre, une Russe sculpturale au prénom imprononçable (elle était assise à ma table et j'ai passé la soirée à tenter de déchiffrer le petit carton à son nom posé devant elle, en vain), elle semblait s'être retrouvée là bien malgré elle. Peut-être ne trouvait-elle pas le jeune professionnel qu'elle accompagnait digne d'être son futur mari? Peut-être rêvait-elle encore à son amant moscovite?

(D'ailleurs, pourquoi y avait-il si peu de célibataires et autres filles vivant dans le péché? Les autres étaient-elles vraiment toutes la femme de X ou Y? Sommes-nous vraiment si rares à ne pas encore avoir dit «oui»?)

Toujours est-il que lorsque le bouquet de roses blanches et rouges a frôlé ma main droite avant de rebondir derrière moi, les deux autres filles ont semblé abandonner la partie... Je n'ai eu qu'à me pencher pour ramasser l'objet habituellement si convoité.
Pas de bagarres, pas d'arrachage de cheveux ni de cris de désespoir.
Ça enlève quand même un peu de piquant à la victoire...
Tous les regards se sont tournés vers moi et, un peu intimidée, je suis aller rejoindre mon nouveau «Fiancé», en serrant mon trophée tout contre mon cœur.
Nous nous sommes embrassés avant de retourner mettre le feu à la piste de danse.

Tout en esquissant plus ou moins habilement quelques pas de salsa appris dans une autre vie, j'admirais mon John Travolta à moi qui se trémoussait énergiquement sur «Rock around the Clock».
Je souriais.
Juste pour pouvoir lui marcher sur les pieds dans une tentative de swing et rigoler devant ses moves de breakdance et son déhanchement à la «Stayin' Alive», je suis prête à l'accompagner à tous les mariages du monde. Même le nôtre.

02/08/2010

C'est dans la tête que ça se passe

Aujourd'hui, j'ajoute une corde à mon arc et je commence un nouveau boulot. J'ai à peine terminé mon double-shift du mois dernier que je me replonge dans l'apprentissage.
2010 aura vraiment été l'année des changements: changement de job, changement d'état d'esprit aussi (directement lié au changement de job!), retour sur les bancs d'école, sans oublier mes nouvelles responsabilités de matante de la 8e merveille du monde.
Je ne connais rien à l'astrologie, et encore moins à la numérologie, mais je crois que les planètes doivent être bien alignées pour moi en ce moment, que je suis dans une «année charnière» ou quelque chose du genre...
La preuve, je me sens beaucoup plus en forme, et ce, même si je viens de passer 13h par jour devant un ordinateur au cours du dernier mois. Il y a un an, un tel rythme m'aurait achevée. Mais hier, à l'occasion de mon massage mensuel, ma masso n'a pu que constater que j'étais beaucoup moins tendue que d'habitude. «C'est bien, tu fais tes étirements, m'a-t-elle dit.
Mon bellâtre, lui, me serine: «Ça paraît que tu fais plus de sport!»
«C'est normal, moins aussi, à 30 ans, j'avais mal partout. Tu vas voir, ça passe en vieillissant», me répète l'auteure de mes jours qui est 10 fois plus en forme que moi et qui me clanche en vélo, en bicyclette et en yoga.
J'espère qu'ils ont tous les trois raison.
Mais, au risque de les décevoir, je crois que tout ça, c'est dans la tête.
C'est dans la tête que ça se passe.