J'ai survécu au magasinage de Noël!
Contrairement à mon habitude, je n'ai pas poussé les madames trop lentes dans les files d'attentes, je n'ai pas donné de coups de coude aux messieurs trop pressés et je n'ai même pas envoyé de regard-noir-de-la-mort-qui-tue à la vendeuse qui a osé me demander «Est-ce que je peux vous aider?» pour la 72e fois de la journée.
J'ai fait mon shopping de Noël tout en restant zen!
Mon truc? J'aimerais bien le partager avec vous, mais je ne suis pas certaine de savoir en quoi il consiste...
Peut-être que c'est parce que j'écoute dans mon iPod, depuis quelque temps, une chanson de la série télé Six feet under (Alerte: ne lisez pas ce qui suit si vous n'avez pas vu la série! OK, on est entre convertis: t'sais la chanson-de-la-fin-quand-Claire-part-en-auto-pis-que-toutes-les-vies-et-morts-des-membres-de-sa-famille-défilent-et-que-rien-que-d'y-penser-j'ai-encore-envie-de-chialer-même-si-je-l'ai-vue-à-peu-près-42-fois-parce-que-c'est-tellement-émouvant!). Celle-là.
OK vous pouvez reprendre la lecture, les autres:
Peut-être que c'est parce qu'elle me calme, et que je ne peux m'empêcher de faire un petit bilan de ma vie – ma foi plutôt bien réussie jusqu'à maintenant – en l'entendant.
Peut-être que c'est parce que ma Moitié a été spécialement gentil ces derniers temps et qu'il me supporte malgré mes coups de blues et mon spleen hivernal.
Peut-être que c'est parce que c'est la fin de session, que j'ai rendu mes derniers travaux aujourd'hui et que je suis une étudiante libre libre... jusqu'au 11 janvier.
Peut-être même que c'est à cause du fabuleux sandwich au poulet au curry et tomates que j'ai mangé ce midi et qui était incroyablement savoureux. (Tellement qu'un gars dans le même wagon que moi, dans le métro, ne pouvait s'empêcher de baver en me regardant... Mais bon, il avait l'air bizarre aussi...)
Peu importe la raison, mes cadeaux sont tous achetés et ils traînent, que dis-je, trônent, «soigneusement» emballés (papier de Dollarama déchiré et scotch-tape beige apparent dernier cri) sous le piano droit qui me sert d'arbre de Noël.
La frénésie féérique des Fêtes n'a qu'à bien se tenir!
16/12/2010
13/12/2010
Monday the 13th
J'aimerais bien m'extasier devant la neige qui tombe dehors, mais ce matin, j'ai gelé en attendant l'autobus pendant 20 minutes sous les flocons fondants.
J'aimerais bien avoir hâte à Noël, mais juste à penser qu'il me faudra encore une fois affronter la frénésie des Fêtes dans les grands magasins, j'en ai des frissons.
J'aimerais bien être de bonne humeur aujourd'hui... mais y'a des jours comme ça, où le rire n'est qu'une boule de glace dans votre gorge et le sourire meurt de froid...
J'aimerais bien avoir hâte à Noël, mais juste à penser qu'il me faudra encore une fois affronter la frénésie des Fêtes dans les grands magasins, j'en ai des frissons.
J'aimerais bien être de bonne humeur aujourd'hui... mais y'a des jours comme ça, où le rire n'est qu'une boule de glace dans votre gorge et le sourire meurt de froid...
18/11/2010
Soir
Juste comme ça.
Parce que des fois, le soir, alors qu'on attend l'autobus pour rentrer chez soi après une dure journée de labeur, on a comme un petit moment de nostalgie.
Le beau nous touche, d'une façon inattendue, au coin de la rue... et nous inspire des rimes en «u»...
Juste comme ça, parce que des fois, ça fait du bien d'arrêter (ou du moins de ralentir) la roue qui tourne sans cesse et dans laquelle nous nous essoufflons comme des hamsters en manque de Ritalin.
Juste comme ça, parce que.
Parce que des fois, le soir, alors qu'on attend l'autobus pour rentrer chez soi après une dure journée de labeur, on a comme un petit moment de nostalgie.
Le beau nous touche, d'une façon inattendue, au coin de la rue... et nous inspire des rimes en «u»...
Juste comme ça, parce que des fois, ça fait du bien d'arrêter (ou du moins de ralentir) la roue qui tourne sans cesse et dans laquelle nous nous essoufflons comme des hamsters en manque de Ritalin.
Juste comme ça, parce que.
10/11/2010
Briefing automnal
Je suis là, je suis là!
Seulement un peu en panne d'inspiration depuis les deux derniers mois.
Alors voilà de quoi j'aurais pu vous parler dans ce blogue:
C'est l'automne et mon Homme et moi avons fêté notre troisième anniversaire de couple. Depuis (et contrairement à l'aspirateur qui lui avait l'avantage d'être petit), notre appartement comporte de nouveaux objets: un punching bag, un vélo stationnaire et, depuis peu, un piano...
Je continue mes cours de création littéraire et j'écris en ce moment un roman pour enfant inspiré, bien sûr, par ma fabuleuse nièce qui a désormais les dents les plus coupantes du monde.
Parlant de bébés, il semble y avoir une vraie épidémie de bédaines et de rejetons autour de moi ces temps-ci. Je sens que je ne tarderai pas à être contaminée.
D'ici là, je travaille toujours autant et je suis toujours aussi heureuse d'être de retour parmi mes anciens collègues.
N'empêche, je rêve déjà aux vacances.
Voilà, c'est fait, à dans deux mois! ;)
Seulement un peu en panne d'inspiration depuis les deux derniers mois.
Alors voilà de quoi j'aurais pu vous parler dans ce blogue:
C'est l'automne et mon Homme et moi avons fêté notre troisième anniversaire de couple. Depuis (et contrairement à l'aspirateur qui lui avait l'avantage d'être petit), notre appartement comporte de nouveaux objets: un punching bag, un vélo stationnaire et, depuis peu, un piano...
Je continue mes cours de création littéraire et j'écris en ce moment un roman pour enfant inspiré, bien sûr, par ma fabuleuse nièce qui a désormais les dents les plus coupantes du monde.
Parlant de bébés, il semble y avoir une vraie épidémie de bédaines et de rejetons autour de moi ces temps-ci. Je sens que je ne tarderai pas à être contaminée.
D'ici là, je travaille toujours autant et je suis toujours aussi heureuse d'être de retour parmi mes anciens collègues.
N'empêche, je rêve déjà aux vacances.
Voilà, c'est fait, à dans deux mois! ;)
11/09/2010
L'aspirateur
Aujourd'hui, pour célébrer notre première année de vie commune, mon Chéri et moi avons franchi une étape cruciale dans la vie d'un couple: nous avons acheté un aspirateur!
Et pas n'importe lequel en plus! Un bleu, tout mimi, comme ceux qu'on voit dans l'annonce du gars avec un accent. Vous voyez? C'est un peu moi qui l'ai choisi...
Après notre jogging saturnien (dans le sens de samedi, jour de Saturne!?), nous avons bifurqué vers la Maison de l'aspirateur. J'ai toujours été intriguée par ce magasin au logo d'éléphant.
À l'intérieur, c'est le paradis de la ménagère!
Et le vendeur raconte des blagues sexistes.
Finalement, c'est le genre d'endroit où tu ne vas qu'une fois dans ta vie. Surtout si c'est pour y acheter un aspirateur qui coûte la peau des fesses (d'éléphant) et dont on vante la capacité à ramasser des cochonneries pendant les 72 prochaines années. Garanti!
C'est une étape cruciale, que dis-je, un engagement pour mon Homme de ménage et moi! Car cela suppose que nous serons encore là, ensemble, dans 72 ans, quand il faudra rapporter notre aspirateur au magasin parce qu'il n'aspirera plus aussi bien nos cheveux se raréfiant et la poussière de nos corps de plus en plus flétris.
C'est tellement romantique!
Et pas n'importe lequel en plus! Un bleu, tout mimi, comme ceux qu'on voit dans l'annonce du gars avec un accent. Vous voyez? C'est un peu moi qui l'ai choisi...
Après notre jogging saturnien (dans le sens de samedi, jour de Saturne!?), nous avons bifurqué vers la Maison de l'aspirateur. J'ai toujours été intriguée par ce magasin au logo d'éléphant.
À l'intérieur, c'est le paradis de la ménagère!
Et le vendeur raconte des blagues sexistes.
Finalement, c'est le genre d'endroit où tu ne vas qu'une fois dans ta vie. Surtout si c'est pour y acheter un aspirateur qui coûte la peau des fesses (d'éléphant) et dont on vante la capacité à ramasser des cochonneries pendant les 72 prochaines années. Garanti!
C'est une étape cruciale, que dis-je, un engagement pour mon Homme de ménage et moi! Car cela suppose que nous serons encore là, ensemble, dans 72 ans, quand il faudra rapporter notre aspirateur au magasin parce qu'il n'aspirera plus aussi bien nos cheveux se raréfiant et la poussière de nos corps de plus en plus flétris.
C'est tellement romantique!
15/08/2010
C'est le bouquet!
Hier soir, lors du premier d'une série de trois mariages auxquels nous assisterons d'ici le mois d'octobre, mon Cavalier et moi... j'ai attrapé le bouquet.
Bon d'accord, nous n'étions que trois filles ayant coiffé sainte Catherine et l'une d'entre elles m'arrivait à peu près au nombril (je ne l'avais pas vue de la soirée avant ce moment crucial et je crois qu'elle avait peut-être été engagée comme figurante).
Quant à l'autre, une Russe sculpturale au prénom imprononçable (elle était assise à ma table et j'ai passé la soirée à tenter de déchiffrer le petit carton à son nom posé devant elle, en vain), elle semblait s'être retrouvée là bien malgré elle. Peut-être ne trouvait-elle pas le jeune professionnel qu'elle accompagnait digne d'être son futur mari? Peut-être rêvait-elle encore à son amant moscovite?
(D'ailleurs, pourquoi y avait-il si peu de célibataires et autres filles vivant dans le péché? Les autres étaient-elles vraiment toutes la femme de X ou Y? Sommes-nous vraiment si rares à ne pas encore avoir dit «oui»?)
Toujours est-il que lorsque le bouquet de roses blanches et rouges a frôlé ma main droite avant de rebondir derrière moi, les deux autres filles ont semblé abandonner la partie... Je n'ai eu qu'à me pencher pour ramasser l'objet habituellement si convoité.
Pas de bagarres, pas d'arrachage de cheveux ni de cris de désespoir.
Ça enlève quand même un peu de piquant à la victoire...
Tous les regards se sont tournés vers moi et, un peu intimidée, je suis aller rejoindre mon nouveau «Fiancé», en serrant mon trophée tout contre mon cœur.
Nous nous sommes embrassés avant de retourner mettre le feu à la piste de danse.
Tout en esquissant plus ou moins habilement quelques pas de salsa appris dans une autre vie, j'admirais mon John Travolta à moi qui se trémoussait énergiquement sur «Rock around the Clock».
Je souriais.
Juste pour pouvoir lui marcher sur les pieds dans une tentative de swing et rigoler devant ses moves de breakdance et son déhanchement à la «Stayin' Alive», je suis prête à l'accompagner à tous les mariages du monde. Même le nôtre.
02/08/2010
C'est dans la tête que ça se passe
Aujourd'hui, j'ajoute une corde à mon arc et je commence un nouveau boulot. J'ai à peine terminé mon double-shift du mois dernier que je me replonge dans l'apprentissage.
2010 aura vraiment été l'année des changements: changement de job, changement d'état d'esprit aussi (directement lié au changement de job!), retour sur les bancs d'école, sans oublier mes nouvelles responsabilités de matante de la 8e merveille du monde.
Je ne connais rien à l'astrologie, et encore moins à la numérologie, mais je crois que les planètes doivent être bien alignées pour moi en ce moment, que je suis dans une «année charnière» ou quelque chose du genre...
La preuve, je me sens beaucoup plus en forme, et ce, même si je viens de passer 13h par jour devant un ordinateur au cours du dernier mois. Il y a un an, un tel rythme m'aurait achevée. Mais hier, à l'occasion de mon massage mensuel, ma masso n'a pu que constater que j'étais beaucoup moins tendue que d'habitude. «C'est bien, tu fais tes étirements, m'a-t-elle dit.
Mon bellâtre, lui, me serine: «Ça paraît que tu fais plus de sport!»
«C'est normal, moins aussi, à 30 ans, j'avais mal partout. Tu vas voir, ça passe en vieillissant», me répète l'auteure de mes jours qui est 10 fois plus en forme que moi et qui me clanche en vélo, en bicyclette et en yoga.
J'espère qu'ils ont tous les trois raison.
Mais, au risque de les décevoir, je crois que tout ça, c'est dans la tête.
C'est dans la tête que ça se passe.
2010 aura vraiment été l'année des changements: changement de job, changement d'état d'esprit aussi (directement lié au changement de job!), retour sur les bancs d'école, sans oublier mes nouvelles responsabilités de matante de la 8e merveille du monde.
Je ne connais rien à l'astrologie, et encore moins à la numérologie, mais je crois que les planètes doivent être bien alignées pour moi en ce moment, que je suis dans une «année charnière» ou quelque chose du genre...
La preuve, je me sens beaucoup plus en forme, et ce, même si je viens de passer 13h par jour devant un ordinateur au cours du dernier mois. Il y a un an, un tel rythme m'aurait achevée. Mais hier, à l'occasion de mon massage mensuel, ma masso n'a pu que constater que j'étais beaucoup moins tendue que d'habitude. «C'est bien, tu fais tes étirements, m'a-t-elle dit.
Mon bellâtre, lui, me serine: «Ça paraît que tu fais plus de sport!»
«C'est normal, moins aussi, à 30 ans, j'avais mal partout. Tu vas voir, ça passe en vieillissant», me répète l'auteure de mes jours qui est 10 fois plus en forme que moi et qui me clanche en vélo, en bicyclette et en yoga.
J'espère qu'ils ont tous les trois raison.
Mais, au risque de les décevoir, je crois que tout ça, c'est dans la tête.
C'est dans la tête que ça se passe.
16/07/2010
1 mariage et 4 enterrements
Depuis que je connais mon Homme, soit depuis bientôt 3 merveilleuses années, nous avons assisté, ensemble, à beaucoup plus d'enterrements que de mariages. Plus précisément, nous sommes allés à 1 mariage et à 4 enterrements. Pas comme dans le film. Le contraire en fait.
Tous des proches de mon Homme.
Le mariage, c'était l'été dernier. Un beau couple d'amis qui sont ensemble depuis toujours et ont déjà un joyeux petit garçon.
Et une fois par année, on a enterré: un grand-père, une grand-mère, un grand-oncle...
Les quatrième funérailles, c'est celles auxquelles nous allons assister tout à l'heure.
Une amie à lui. Elle avait l'âge de nos parents, mais c'était une amie pareil. Et son nouveau mari, lui, était à peine plus âgé que moi. C'est la mode, il paraît.
Mais l'amour n'en a rien à cirer des tendances.
Et la mort non plus.
La mort, elle frappe quand elle veut. Même par un mardi matin de juillet caniculaire. Même si tu avais déjà prévu ce que tu allais faire en fin de semaine. Même si tu avais pris des vitamines et toutes tes petites pilules. Même si tu avais encore arrêté de fumer. Même si tu venais de te marier avec l'homme de ta vie, à qui, le matin même, tu avais dis: «Bonne journée mon amour. À ce soir!» Même si, plus tard, tu avais accueilli l'ami qui venait te visiter avec un grand sourire qui ne laissait pas présager que la Grande Faucheuse était juste derrière le cadre de porte. Même si tu avais encore tellement d'histoires à raconter, de livres à lire, de recettes à cuisiner, de musique à faire partager...
Même si tu aurais voulu mourir autrement...
Chose certaine, tu auras vécu à fond. Et tu auras laissé tout un héritage à ceux qui t'ont connue.
Malgré la mort, la vie continue.
Et nous avons deux mariages de prévus dans les prochains mois. Et pas d'autres enterrements au programme...
Tous des proches de mon Homme.
Le mariage, c'était l'été dernier. Un beau couple d'amis qui sont ensemble depuis toujours et ont déjà un joyeux petit garçon.
Et une fois par année, on a enterré: un grand-père, une grand-mère, un grand-oncle...
Les quatrième funérailles, c'est celles auxquelles nous allons assister tout à l'heure.
Une amie à lui. Elle avait l'âge de nos parents, mais c'était une amie pareil. Et son nouveau mari, lui, était à peine plus âgé que moi. C'est la mode, il paraît.
Mais l'amour n'en a rien à cirer des tendances.
Et la mort non plus.
La mort, elle frappe quand elle veut. Même par un mardi matin de juillet caniculaire. Même si tu avais déjà prévu ce que tu allais faire en fin de semaine. Même si tu avais pris des vitamines et toutes tes petites pilules. Même si tu avais encore arrêté de fumer. Même si tu venais de te marier avec l'homme de ta vie, à qui, le matin même, tu avais dis: «Bonne journée mon amour. À ce soir!» Même si, plus tard, tu avais accueilli l'ami qui venait te visiter avec un grand sourire qui ne laissait pas présager que la Grande Faucheuse était juste derrière le cadre de porte. Même si tu avais encore tellement d'histoires à raconter, de livres à lire, de recettes à cuisiner, de musique à faire partager...
Même si tu aurais voulu mourir autrement...
Chose certaine, tu auras vécu à fond. Et tu auras laissé tout un héritage à ceux qui t'ont connue.
Malgré la mort, la vie continue.
Et nous avons deux mariages de prévus dans les prochains mois. Et pas d'autres enterrements au programme...
08/07/2010
18/06/2010
Du palet à la balle au pied
La ville n'est plus «hockey», elle est «foot».
Dans le métro, les joyeux utilisateurs à l'haleine matinale lisent les dernières nouvelles de la Coupe du Monde dans leur gratuit préféré. Partout, les jerseys portant les emblèmes de pays lointains supplantent les chandails de hockey de la Sainte-Flanelle. Les drapeaux multicolores ont remplacé le bon vieux tricolore.
Tout le monde suit la Coupe du Monde.
Dans la rue, les badauds se rassemblent sur les terrasses et aux portes des bistros pour zieuter l'écran géant et s'époumoner en criant: «Gooooooaaaallllll!», «Buuttttttttt!», Gooooooollll!» et autres «ο σκορ ένα γκολ!» Les essaims d'abeilles qui se prennent pour des instruments de musique y vont de leur zzzzzzzz incessant.
À l'épicerie maghrébine grano, le caissier n'a même pas regardé l'argent que je lui donnais, obnubilé par la télé. En approchant du petit café cubain, ce n'est plus de la musique latino qu'on entend, mais bien des cris de rage. Et le resto coréen toujours fermé semble tout à coup accueillir des clients.
Dans le métro, les joyeux utilisateurs à l'haleine matinale lisent les dernières nouvelles de la Coupe du Monde dans leur gratuit préféré. Partout, les jerseys portant les emblèmes de pays lointains supplantent les chandails de hockey de la Sainte-Flanelle. Les drapeaux multicolores ont remplacé le bon vieux tricolore.
Tout le monde suit la Coupe du Monde.
Dans la rue, les badauds se rassemblent sur les terrasses et aux portes des bistros pour zieuter l'écran géant et s'époumoner en criant: «Gooooooaaaallllll!», «Buuttttttttt!», Gooooooollll!» et autres «ο σκορ ένα γκολ!» Les essaims d'abeilles qui se prennent pour des instruments de musique y vont de leur zzzzzzzz incessant.
À l'épicerie maghrébine grano, le caissier n'a même pas regardé l'argent que je lui donnais, obnubilé par la télé. En approchant du petit café cubain, ce n'est plus de la musique latino qu'on entend, mais bien des cris de rage. Et le resto coréen toujours fermé semble tout à coup accueillir des clients.
Aujourd'hui, la nouvelle que le gardien vedette du CH vient d'être échangé contre deux illustres inconnus n'a même pas semblé leur faire un pli sur le vuvuzela.
10/06/2010
Questions existentielles
- Pourquoi est-ce que la personne qui écrit un message sur la porte des toilettes (Hort service, Ne pas metre de papié brun dans les toillettes) fait toujours des fautes?
- Pourquoi la compagnie d'alarme vient toujours tester les détecteurs de fumées arrache-tympans de ton immeuble quand tu prévois faire une sieste?
- Pourquoi est-ce que juste comme tu pensais qu'ils avaient terminé et que tu avais décidé d'enlever tes bouchons, ils te cassent les oreilles avec un dernier BEEEEEEP?
- Pourquoi le gars d'Hydro passe toujours quand tu n'es pas là et comment il fait pour lire le compteur sans rentrer chez toi — puisque tu n'es jamais là quand il passe, mais que tu reçois quand même des factures avec des montants dessus?
- Pourquoi les gens qui font des sondages t'appellent toujours juste comme tu prends la première bouchée de ton souper (chaud)?
- Pourquoi est-ce que l'autobus est toujours en retard juste quand tu es super pressée?
- Pourquoi est-ce qu'il finit toujours par pleuvoir quand tu te décides enfin à prendre ton vélo?
- Pourquoi est-ce que ton mal dans le corps disparaît toujours mystérieusement le jour où tu as rendez-vous avec l'ostéopathe?
- Pourquoi les contrats arrivent-ils toujours tous en même temps et que tu te retrouve hyper occupée, alors que tu viens de passer des semaines de sécheresse quasi-complète côté boulot?
- Pourquoi cette période de boulot intense tombe toujours en plein mois de juillet alors que tu aimerais mieux profiter des terrasses?
- Pourquoi est-ce qu'il ne fait jamais beau quand tu décides enfin de prendre des vacances?
- Pourquoi est-ce que tes règles tombent toujours pendant ces fameuses vacances?
- Pourquoi est-ce que l'écureuil qui s'engueulait avec sa famille dans l'arbre a décidé de profiter de TON passage sur le trottoir pour utiliser ta tête comme tremplin?
- Pourquoi est-ce que, même si tu avais au moins une chance sur un million pour que ça t'arrive, tu n'as quand même pas gagné au 6/49 ce soir-là?
- Pourquoi?
07/06/2010
Temps
Ce lundi matin, vers 8h30, dans le métro (j'étais encore en retard au boulot), le panneau d'affichage de la STM indiquait qu'on était le samedi, 5 septembre 2010, et qu'il était 21h58...
J'ai failli retourner me coucher.
J'ai failli retourner me coucher.
17/05/2010
Frissons sous le soleil
J'en ai eu des frissons. Des frissons devant tant de compassion. Des frissons parce que la gentillesse est parfois si rare qu'on en oublie qu'elle existe.
Mais elle est bien vivante, je l'ai vue! Au coin de Sainte-Catherine et De Lorimier, par un bel après-midi ensoleillé.
L'homme, manifestement handicapé, boitait aussi rapidement que ses jambes le lui permettaient.
De l'autre côté de la rue, une femme, très petite, presque naine, traînait de peine et de misère une énorme valise aux roulettes tout aussi fonctionnelles que les jambes du monsieur. Elle s'arrêtait sans cesse pour reprendre son souffle et s'essuyer le front.
Son sauveur a titubé jusqu'à elle et lui a offert son aide, qu'elle s'est empressé d'accepter.
Le nouveau couple a donc poursuivi sa route sur Sainte-Catherine. Elle, toute petite et paraissant désormais toute légère, délestée de son trop-plein de bagages. Lui, à la démarche de plus en plus vacillante, utilisant toute la force de ses bras valides pour porter sa nouvelle croix aux roulettes défectueuses, tentant tant bien que mal de ne pas s'enfarger dans ses propres jambes. Le soleil tapait fort sur la calvitie naissante du gentleman. Un vrai gentle man. Un homme... gentil.
J'espère qu'elle l'a remercié.
J'ai déjà croisé cet homme au même endroit. La prochaine fois, j'ai bien envie de le saluer.
Mais elle est bien vivante, je l'ai vue! Au coin de Sainte-Catherine et De Lorimier, par un bel après-midi ensoleillé.
L'homme, manifestement handicapé, boitait aussi rapidement que ses jambes le lui permettaient.
De l'autre côté de la rue, une femme, très petite, presque naine, traînait de peine et de misère une énorme valise aux roulettes tout aussi fonctionnelles que les jambes du monsieur. Elle s'arrêtait sans cesse pour reprendre son souffle et s'essuyer le front.
Son sauveur a titubé jusqu'à elle et lui a offert son aide, qu'elle s'est empressé d'accepter.
Le nouveau couple a donc poursuivi sa route sur Sainte-Catherine. Elle, toute petite et paraissant désormais toute légère, délestée de son trop-plein de bagages. Lui, à la démarche de plus en plus vacillante, utilisant toute la force de ses bras valides pour porter sa nouvelle croix aux roulettes défectueuses, tentant tant bien que mal de ne pas s'enfarger dans ses propres jambes. Le soleil tapait fort sur la calvitie naissante du gentleman. Un vrai gentle man. Un homme... gentil.
J'espère qu'elle l'a remercié.
J'ai déjà croisé cet homme au même endroit. La prochaine fois, j'ai bien envie de le saluer.
10/05/2010
Le jour viendra
Aujourd'hui, j'écris pour ne pas écrire.
Pour ne pas lire aussi, et pour ne pas courir.
Tout à l'heure, je courrai pour ne pas marcher, ou je sauterai sur un Bixi pour ne pas prendre l'autobus.
Les journées filent, le temps passe, et je n'ai presque rien accompli.
Bientôt, je lirai toute la journée, armée d'un stylo rouge. Plus tard, je jouerai de la souris et du clavier des heures durant pour créer, ou pour peaufiner.
Pendant ce temps, des livres ne seront pas lus, des textes ne seront pas écrits, des verres sur des terrasses resteront à jamais à moitié remplis, à moitié vides.
L'été sera arrivé, puis reparti, un nombre incalculable de fois.
Je serai une triathlète avant l'automne.
Mon vélo orange collectionnera la poussière dans ma chambre.
J'écrirai un livre avant 35 ans.
Je passerai mes temps libre à jouer au Scrabble.
Je serai une mère au foyer comblée.
J'achèterai un nouveau Blackberry.
Le jour viendra où je soufflerai une chandelle de plus. Et, encore une fois, je n'aurai pas vu le temps passer.
Le jour viendra...
Pour ne pas lire aussi, et pour ne pas courir.
Tout à l'heure, je courrai pour ne pas marcher, ou je sauterai sur un Bixi pour ne pas prendre l'autobus.
Les journées filent, le temps passe, et je n'ai presque rien accompli.
Bientôt, je lirai toute la journée, armée d'un stylo rouge. Plus tard, je jouerai de la souris et du clavier des heures durant pour créer, ou pour peaufiner.
Pendant ce temps, des livres ne seront pas lus, des textes ne seront pas écrits, des verres sur des terrasses resteront à jamais à moitié remplis, à moitié vides.
L'été sera arrivé, puis reparti, un nombre incalculable de fois.
Je serai une triathlète avant l'automne.
Mon vélo orange collectionnera la poussière dans ma chambre.
J'écrirai un livre avant 35 ans.
Je passerai mes temps libre à jouer au Scrabble.
Je serai une mère au foyer comblée.
J'achèterai un nouveau Blackberry.
Le jour viendra où je soufflerai une chandelle de plus. Et, encore une fois, je n'aurai pas vu le temps passer.
Le jour viendra...
19/04/2010
Des souris (d'ordi) et des hommes
Fin de session oblige, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire ces derniers temps. Heureusement, je suis à deux travaux près d'avoir terminé mes cours, et je n'ai pris aucun cours d'été.
Même si je n'avais pas décidé de retourner à l'université, j'aurais eu des semaines pas mal occupées. Je ne chôme pas! Je pense que je travaille plus que quand j'avais un boulot à temps plein. La seule différence... j'aime ça!
Quelle merveilleuse idée mon boss a eue de me mettre à la porte! (J'espère que les trois autres personnes mises à pied ce jour-là en pensent autant...) Depuis, je me sens comme soulagée d'un poids. Et libre! C'est sûr, je ferai moins d'argent cette année. C'est sûr, je n'ai plus d'assurance pour rembourser mes rendez-vous en massothérapie, en ostéopathie, en physiothérapie, etc. Mais on dirait que les petits bobos qui m'obligeaient à consulter tous ces spécialistes ont disparu avec l'obligation de me lever à 6h30 tous les matins pour passer huit heures devant l'ordi à m'esquinter les cervicales!
Et pourtant, à peine levée (vers 8h!) je passe plusieurs heures devant l'ordi (le même Mac que j'avais au boulot!). Mais dans une chaise 700 000 fois plus confortable (qui a coûté les yeux de la tête à mon Beau Barbu il y a 1 an 1/2 et qui commence enfin à prouver son utilité) et avec comme seuls collègues, la télévision et les interventions téléphoniques de ma soeurette. Mais je ne crois pas que la différente chaise et l'absence de collègue suffisent à expliquer mon sentiment de bien-être. La pige me manquait, c'est tout.
Parfois, je vais au boulot (celui que j'avais avant le «boulot stable» et dont les boss se sont dépêchés de faire appel à mes services dès que j'ai eu retrouvé ma liberté), pour faire provision de relations interpersonnelles.
Mais sinon, chez moi, j'ai instauré ma petite routine. Je me lève vers 8h, le temps de dire au revoir au bel homme qui me sert de colocataire with benefits, et je commence à travailler tout en déjeunant. Si j'ai le temps, je vais courir un petit 2,5 km vers 11h, puis je prends ma douche et m'habille. Et vers 13h30, après le dîner, je me fais un thé que je déguste en regardant le courrier... J'arrête de bosser en général vers 17h et je vais faire quelques courses avant que mon Homme des cavernes ne revienne de la chasse aux billets de banque. C'est très relax, mais c'est quand même du boulot, et surtout, c'est de l'organisation.
Mais pour le moment, je suis bien!
Même si je n'avais pas décidé de retourner à l'université, j'aurais eu des semaines pas mal occupées. Je ne chôme pas! Je pense que je travaille plus que quand j'avais un boulot à temps plein. La seule différence... j'aime ça!
Quelle merveilleuse idée mon boss a eue de me mettre à la porte! (J'espère que les trois autres personnes mises à pied ce jour-là en pensent autant...) Depuis, je me sens comme soulagée d'un poids. Et libre! C'est sûr, je ferai moins d'argent cette année. C'est sûr, je n'ai plus d'assurance pour rembourser mes rendez-vous en massothérapie, en ostéopathie, en physiothérapie, etc. Mais on dirait que les petits bobos qui m'obligeaient à consulter tous ces spécialistes ont disparu avec l'obligation de me lever à 6h30 tous les matins pour passer huit heures devant l'ordi à m'esquinter les cervicales!
Et pourtant, à peine levée (vers 8h!) je passe plusieurs heures devant l'ordi (le même Mac que j'avais au boulot!). Mais dans une chaise 700 000 fois plus confortable (qui a coûté les yeux de la tête à mon Beau Barbu il y a 1 an 1/2 et qui commence enfin à prouver son utilité) et avec comme seuls collègues, la télévision et les interventions téléphoniques de ma soeurette. Mais je ne crois pas que la différente chaise et l'absence de collègue suffisent à expliquer mon sentiment de bien-être. La pige me manquait, c'est tout.
Parfois, je vais au boulot (celui que j'avais avant le «boulot stable» et dont les boss se sont dépêchés de faire appel à mes services dès que j'ai eu retrouvé ma liberté), pour faire provision de relations interpersonnelles.
Mais sinon, chez moi, j'ai instauré ma petite routine. Je me lève vers 8h, le temps de dire au revoir au bel homme qui me sert de colocataire with benefits, et je commence à travailler tout en déjeunant. Si j'ai le temps, je vais courir un petit 2,5 km vers 11h, puis je prends ma douche et m'habille. Et vers 13h30, après le dîner, je me fais un thé que je déguste en regardant le courrier... J'arrête de bosser en général vers 17h et je vais faire quelques courses avant que mon Homme des cavernes ne revienne de la chasse aux billets de banque. C'est très relax, mais c'est quand même du boulot, et surtout, c'est de l'organisation.
Mais pour le moment, je suis bien!
03/04/2010
Chauds cocos
30 degrés Celsius à Pâques, il y a de quoi ne pas en revenir.
Je me souviens encore d'une récente tempête de neige un 1er avril, et ce n'était même pas une blague.
La chaleur, à Pâques, c'est agréable, mais ça fait fondre les cocos en chocolat. Et ça fait fondre d'autres sortes de cocos aussi on dirait.
Aujourd'hui, les madames ont sorti leurs gougounes et les messieurs, leurs bermudas. Sur Beaubien, il y a même un mannequin tout nu annonçant une vente de garage.
En revenant de faire des courses (j'étais allé acheter des œufs en chocolat, quoi d'autre!), je me suis fait accoster en espagnol («Como esta!») et, pendant deux secondes, je me suis presque crue dans le Sud. Peut-être est-ce ma démarche lente et relaxe, très «Island style», qui a confondu le muchacho?
Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, l'été est arrivé à Montréal. Ça doit être l'enfer sur l'avenue du Mont-Royal...
La preuve que c'est la saison estivale, j'ai trouvé une capsule de bière en faisant le lavage...
Mais il faut croire que j'attends toujours qu'il fasse beau pour me sauver, puisque je repars encore pour quelques jours. Dans le Nord cette fois. Je pars me cultiver un peu le coco dans la Vieille Capitale.
Je me souviens encore d'une récente tempête de neige un 1er avril, et ce n'était même pas une blague.
La chaleur, à Pâques, c'est agréable, mais ça fait fondre les cocos en chocolat. Et ça fait fondre d'autres sortes de cocos aussi on dirait.
Aujourd'hui, les madames ont sorti leurs gougounes et les messieurs, leurs bermudas. Sur Beaubien, il y a même un mannequin tout nu annonçant une vente de garage.
En revenant de faire des courses (j'étais allé acheter des œufs en chocolat, quoi d'autre!), je me suis fait accoster en espagnol («Como esta!») et, pendant deux secondes, je me suis presque crue dans le Sud. Peut-être est-ce ma démarche lente et relaxe, très «Island style», qui a confondu le muchacho?
Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, l'été est arrivé à Montréal. Ça doit être l'enfer sur l'avenue du Mont-Royal...
La preuve que c'est la saison estivale, j'ai trouvé une capsule de bière en faisant le lavage...
Mais il faut croire que j'attends toujours qu'il fasse beau pour me sauver, puisque je repars encore pour quelques jours. Dans le Nord cette fois. Je pars me cultiver un peu le coco dans la Vieille Capitale.
25/03/2010
Retour dans le temps
C'est comme si le temps s'était arrêté. Comme si j'étais revenu deux ans en arrière (deux ans, presque jour pour jour!) et que le Destin me permettait de choisir une autre voie.
C'est le genre d'occasion qui ne se refuse pas!
C'est comme si j'avais pris deux années sabbatiques, à découvrir un milieu différent et à acquérir de l'expérience, et que je pouvais désormais revenir en arrière, forte de mes nouvelles connaissances, et poursuivre ma vie professionnelle là où je l'avais laissée (à regret).
En route vers de nouvelles aventures, ou vers les mêmes vieilles histoires, je ne sais pas encore, mais je suis prête à (re)tenter ma chance.
C'est comme si rien n'avait changé. C'est comme si j'étais là la semaine dernière.
Il y a de nouveaux visages, certains corps ont moins bien vieilli que d'autres, mais j'ai toujours ma place dans cette bulle hors du temps, dans ce village gaulois qui résiste vaillamment aux envahisseurs depuis déjà 100 ans.
C'est comme si je retrouvais une vieille paire de jeans oubliée dans un tiroir pendant deux longues années et que je l'enfilais avec autant de facilité qu'avant. Les poches sont un peu plus usées et la taille, un peu plus serrée, mais c'est ce même bon vieux jean confortable.
Et il me va à ravir!
C'est le genre d'occasion qui ne se refuse pas!
C'est comme si j'avais pris deux années sabbatiques, à découvrir un milieu différent et à acquérir de l'expérience, et que je pouvais désormais revenir en arrière, forte de mes nouvelles connaissances, et poursuivre ma vie professionnelle là où je l'avais laissée (à regret).
En route vers de nouvelles aventures, ou vers les mêmes vieilles histoires, je ne sais pas encore, mais je suis prête à (re)tenter ma chance.
C'est comme si rien n'avait changé. C'est comme si j'étais là la semaine dernière.
Il y a de nouveaux visages, certains corps ont moins bien vieilli que d'autres, mais j'ai toujours ma place dans cette bulle hors du temps, dans ce village gaulois qui résiste vaillamment aux envahisseurs depuis déjà 100 ans.
C'est comme si je retrouvais une vieille paire de jeans oubliée dans un tiroir pendant deux longues années et que je l'enfilais avec autant de facilité qu'avant. Les poches sont un peu plus usées et la taille, un peu plus serrée, mais c'est ce même bon vieux jean confortable.
Et il me va à ravir!
03/03/2010
Voyage, voyage!
C'est juste quand il commence enfin à faire beau, que les granos ressortent leur vélo, que Montréal fleure bon le printemps, que je décide de partir dans le Sud.
C'est alors que je n'ai plus d'emploi, que je devrais économiser chaque cent, que je décide d'aller visiter un paradis fiscal où le coût de la vie n'est pas donné...
C'est probablement juste au moment où je décide de m'accorder 10 jours de congé, que le téléphone va se mettre à sonner et que je recevrai des propositions d'emploi.
C'est la vie!
Et c'est le moment d'en profiter!
19/02/2010
Plastoc
Je suis allergique au plastique (ça rime).
Je ne savais pas qu'on pouvait être allergique à ses nouvelles lunettes à 400 $... Mais apparemment, mes oreilles, elles, le savaient, et elles se sont dépêché de profiter du fait que je changeais (enfin) de monture après 5 ans pour gonfler, rougir et se transformer en deux énormes plaques d'eczéma démangeantes...
Je comprends maintenant le sens de l'expression «avoir les oreilles en choux-fleurs».
Je comprends aussi que le look «chipmunk» ne me sied pas vraiment.
Peut-être que 400 $, ce n'est pas assez cher payé pour des lunettes dignes de mon gracieux faciès?
Alors après avoir testé les fameuses lunettes sur mon poignet gauche (qui a répondu tout aussi facilement que mes oreilles à l'appel de l'allergie), j'ai décidé d'opter pour une nouvelle monture, rien de moins que des Prada cette fois (oui, madame!), qui me reviendront, au final, à plus de 550 $. Est-ce assez fancy pour Mie? C'est ce qu'on saura bientôt. Devant mon allergie («très rare» selon ses dires), l'optométriste a décidé de me prêter la monture seulement (sans les verres de prescription) afin que je puisse procéder à l'un de mes fameux tests scientifiques mondialement reconnus (il s'agit de porter ma paire de lunettes dans ma manche gauche pendant quelques heures, puis de constater les dégâts), avant d'ouvrir mon porte-monnaie. J'attends que mon poignet soit rétabli, et je m'y mets.
À moi les Prada!
Je ne savais pas qu'on pouvait être allergique à ses nouvelles lunettes à 400 $... Mais apparemment, mes oreilles, elles, le savaient, et elles se sont dépêché de profiter du fait que je changeais (enfin) de monture après 5 ans pour gonfler, rougir et se transformer en deux énormes plaques d'eczéma démangeantes...
Je comprends maintenant le sens de l'expression «avoir les oreilles en choux-fleurs».
Je comprends aussi que le look «chipmunk» ne me sied pas vraiment.
Peut-être que 400 $, ce n'est pas assez cher payé pour des lunettes dignes de mon gracieux faciès?
Alors après avoir testé les fameuses lunettes sur mon poignet gauche (qui a répondu tout aussi facilement que mes oreilles à l'appel de l'allergie), j'ai décidé d'opter pour une nouvelle monture, rien de moins que des Prada cette fois (oui, madame!), qui me reviendront, au final, à plus de 550 $. Est-ce assez fancy pour Mie? C'est ce qu'on saura bientôt. Devant mon allergie («très rare» selon ses dires), l'optométriste a décidé de me prêter la monture seulement (sans les verres de prescription) afin que je puisse procéder à l'un de mes fameux tests scientifiques mondialement reconnus (il s'agit de porter ma paire de lunettes dans ma manche gauche pendant quelques heures, puis de constater les dégâts), avant d'ouvrir mon porte-monnaie. J'attends que mon poignet soit rétabli, et je m'y mets.
À moi les Prada!
11/02/2010
Je ne chôme pas
Bon, finalement, je n'ai pas vraiment beaucoup plus de temps libre qu'avant...
Je me rends compte qu'au lieu d'être «super occupée», je suis juste «occupée». Et encore, il me semble que je n'arrête pas! C'est vrai que «c'est une job de se trouver une job»! Surtout que j'ai à peine eu le temps d'encaisser le choc de mon congédiement que déjà on m'offrait un contrat à temps partiel! Du coup, je n'ai même pas profité de mon «congé payé».
Mais c'est l'occasion de me remettre en question. Je crois que, en raison de la situation économique actuelle (God! That sounds serious!), retourner à l'état de pigiste est la meilleure option à court terme. Jusqu'à ce que l'emploi-permanent-du-siècle cogne à ma porte.
Vivement les vacances!
Je me rends compte qu'au lieu d'être «super occupée», je suis juste «occupée». Et encore, il me semble que je n'arrête pas! C'est vrai que «c'est une job de se trouver une job»! Surtout que j'ai à peine eu le temps d'encaisser le choc de mon congédiement que déjà on m'offrait un contrat à temps partiel! Du coup, je n'ai même pas profité de mon «congé payé».
Mais c'est l'occasion de me remettre en question. Je crois que, en raison de la situation économique actuelle (God! That sounds serious!), retourner à l'état de pigiste est la meilleure option à court terme. Jusqu'à ce que l'emploi-permanent-du-siècle cogne à ma porte.
Vivement les vacances!
01/02/2010
Cris...e
J'imagine que j'aurai plus de temps pour écrire ce blogue dorénavant...
J'ai perdu mon boulot la semaine dernière.
Il paraît que c'est la faute de la crise.
Chose certaine, la crise aime les surprises, parce que, celle-là, je ne l'avais pas vue venir.
D'un jour à l'autre, je me retrouve comme Georges Laraque: congédiée, mais encore payée pour un petit bout de temps.
C'est un peu déprimant, mais ça me force à revoir un peu mes plans de carrière. Et, déjà, j'ai quelques idées en tête.
Je pourrais me sentir «pas bonne» ou penser que je suis vraiment malchanceuse, mais je suis plutôt confiante et je n'ai pas peur de me trouver un bon boulot éventuellement.
Et si j'ai un p'tit down, il suffit d'un sourire de ma Moitié pour me remonter le moral.
Je suis chanceuse quand même.
J'ai perdu mon boulot la semaine dernière.
Il paraît que c'est la faute de la crise.
Chose certaine, la crise aime les surprises, parce que, celle-là, je ne l'avais pas vue venir.
D'un jour à l'autre, je me retrouve comme Georges Laraque: congédiée, mais encore payée pour un petit bout de temps.
C'est un peu déprimant, mais ça me force à revoir un peu mes plans de carrière. Et, déjà, j'ai quelques idées en tête.
Je pourrais me sentir «pas bonne» ou penser que je suis vraiment malchanceuse, mais je suis plutôt confiante et je n'ai pas peur de me trouver un bon boulot éventuellement.
Et si j'ai un p'tit down, il suffit d'un sourire de ma Moitié pour me remonter le moral.
Je suis chanceuse quand même.
27/01/2010
Familiarités
Ça y est: je suis tante!
D'un coup, vendredi soir, pendant que je mangeais du poulet-à-la-sauce-aux-arachides-et-épinards-croustillants (#34) et que je finissais une bouteille de rouge avec ma Moitié qui, lui, avait déjà englouti sa grosse soupe Won-Ton (#8), imperceptiblement, après avoir vu (et beaucoup aimé!) Avatar et avoir eu envie de garder les lunettes 3D qui ressemblent à des Ray-Ban, tout à coup: pouf! voilà que j'étais matante Mie.
Toute ma vie, j'ai été la fille de, la soeur de, la blonde de... Et maintenant, je suis la TANTE de...
La tante d'une petite fille rose avec plein de cheveux noirs!
En tout cas, la matante est ben fière, et le mononcle aussi! Les parents et les grands-parents, eux, jubilent.
Pour le moment, ce nouveau titre devant mon prénom me comble. Autant en profiter, car il viendra bien assez vite le jour où j'aurai envie d'en ajouter un autre... de faire un(e) cousin(e) pour la petite-fille-rose-aux-cheveux-noirs...
D'un coup, vendredi soir, pendant que je mangeais du poulet-à-la-sauce-aux-arachides-et-épinards-croustillants (#34) et que je finissais une bouteille de rouge avec ma Moitié qui, lui, avait déjà englouti sa grosse soupe Won-Ton (#8), imperceptiblement, après avoir vu (et beaucoup aimé!) Avatar et avoir eu envie de garder les lunettes 3D qui ressemblent à des Ray-Ban, tout à coup: pouf! voilà que j'étais matante Mie.
Toute ma vie, j'ai été la fille de, la soeur de, la blonde de... Et maintenant, je suis la TANTE de...
La tante d'une petite fille rose avec plein de cheveux noirs!
En tout cas, la matante est ben fière, et le mononcle aussi! Les parents et les grands-parents, eux, jubilent.
Pour le moment, ce nouveau titre devant mon prénom me comble. Autant en profiter, car il viendra bien assez vite le jour où j'aurai envie d'en ajouter un autre... de faire un(e) cousin(e) pour la petite-fille-rose-aux-cheveux-noirs...
22/01/2010
Chacun son vendredi
Pendant que j'écris ces lignes, et plus encore tout à l'heure, quand je serai en train de regarder Avatar en 3D avec mon homme au cinoche (Vous comprenez bien que je me suis laissée convaincre et qu'à la base, passer 3 heures à avoir l'impression que des Pocahontas bleus vont me sauter dans la face n'est pas spécialement ma tasse de thé.), pendant, donc, que je serai en train de me divertir en compagnie de ma douce Moitié après avoir mis mon cerveau à off, ma petite soeur, elle, sera en train de donner naissance à sa fille...
Chacun son vendredi...
Chacun son vendredi...
18/01/2010
Comme un tweet, mais poétique
Je n'avais pas pensé aux lectures obligatoires... Aux travaux à faire, aux résumés de textes. Et surtout, surtout, au blabla du prof, aux questions inintéressantes des autres élèves, et au fait que, 3 heures de cours, c'est long...
Et pendant tout ce temps, il y a plein de livres captivants qui attendent, bien empilés dans la case «À lire» de ma bibliothèque, que je les lise!
Au moins, un de mes deux cours est vraiment intéressant. Exactement ce que j'attendais d'un cours de création littéraire.
La semaine dernière, on a fait un haïku sur le thème de l'hiver.
Ça donnait ça:
Pas mal pour une première, je trouve. Mais bon, je ne pense pas publier un recueil de si tôt. J'ai encore quelques exercices à faire.
***
Petit exemple pour illustrer le fait que l'atelier d'écriture est ouvert à différents types de personnages, une fille à déclarer au sujet du haïku (type de poème qu'elle ne connaissait pas) que c'était «comme un tweet [sur Twitter], mais poétique»...
Et pendant tout ce temps, il y a plein de livres captivants qui attendent, bien empilés dans la case «À lire» de ma bibliothèque, que je les lise!
Au moins, un de mes deux cours est vraiment intéressant. Exactement ce que j'attendais d'un cours de création littéraire.
La semaine dernière, on a fait un haïku sur le thème de l'hiver.
Ça donnait ça:
Flocons de neige
Les yeux tournés vers le ciel
Je savoure l'enfance
Pas mal pour une première, je trouve. Mais bon, je ne pense pas publier un recueil de si tôt. J'ai encore quelques exercices à faire.
***
Petit exemple pour illustrer le fait que l'atelier d'écriture est ouvert à différents types de personnages, une fille à déclarer au sujet du haïku (type de poème qu'elle ne connaissait pas) que c'était «comme un tweet [sur Twitter], mais poétique»...
11/01/2010
Sur les bancs d'école
Ce soir, je retourne sur les bancs d'école. Après 9 ans...
Il y a presque une décennie, un bac en littérature en poche, et après une pause d'un an pendant laquelle je me suis cherchée, puis trouvée, je commençais un certificat en journalisme à temps partiel, tout en travaillant à temps plein comme adjointe administrative...
Une fois mon diplôme décroché et ma carrière amorcée, je m'étais dit que je retournerais peut-être aux études un jour, quand je serais vieille et que j'aurais un mari, une carrière et des enfants. Pour le plaisir.
Et voilà!
Je ne suis pas si vieille que ça, je ne suis pas marié, je commence à peine ma carrière et je n'ai pas d'enfants, mais, apparemment, le moment est venu de me remettre à la prise de notes, aux devoirs et à l'ingurgitation de liquides brunâtres crachés par les machines à café universitaires. Pour le plaisir.
En me levant ce matin, sachant que ma journée (qui débutait comme tous les jours à 6h30 AM) n'allait se terminer que tard en soirée, j'avoue que la motivation n'y était pas trop... Mais j'imagine que je vais prendre le beat. Que je vais trouver un petit resto sympa où aller avaler une bouchée pendant l'heure de libre que j'ai entre la fin du boulot et le début du cours. Que les machines à café immonde ont peut-être été remplacée, avec les années, par des distributrices de thé vert bourré d'antioxydants. Que je vais peut-être même finir par m'intéresser pour vrai aux théories de la création littéraire...
Mais l'important, c'est que ça va me permettre de me remettre dans le beat d'écrire. C'est d'ailleurs depuis que j'ai décidé de m'inscrire à ces cours que j'écris ce blogue...
Il y a presque une décennie, un bac en littérature en poche, et après une pause d'un an pendant laquelle je me suis cherchée, puis trouvée, je commençais un certificat en journalisme à temps partiel, tout en travaillant à temps plein comme adjointe administrative...
Une fois mon diplôme décroché et ma carrière amorcée, je m'étais dit que je retournerais peut-être aux études un jour, quand je serais vieille et que j'aurais un mari, une carrière et des enfants. Pour le plaisir.
Et voilà!
Je ne suis pas si vieille que ça, je ne suis pas marié, je commence à peine ma carrière et je n'ai pas d'enfants, mais, apparemment, le moment est venu de me remettre à la prise de notes, aux devoirs et à l'ingurgitation de liquides brunâtres crachés par les machines à café universitaires. Pour le plaisir.
En me levant ce matin, sachant que ma journée (qui débutait comme tous les jours à 6h30 AM) n'allait se terminer que tard en soirée, j'avoue que la motivation n'y était pas trop... Mais j'imagine que je vais prendre le beat. Que je vais trouver un petit resto sympa où aller avaler une bouchée pendant l'heure de libre que j'ai entre la fin du boulot et le début du cours. Que les machines à café immonde ont peut-être été remplacée, avec les années, par des distributrices de thé vert bourré d'antioxydants. Que je vais peut-être même finir par m'intéresser pour vrai aux théories de la création littéraire...
Mais l'important, c'est que ça va me permettre de me remettre dans le beat d'écrire. C'est d'ailleurs depuis que j'ai décidé de m'inscrire à ces cours que j'écris ce blogue...
07/01/2010
Je me suis mis belle pour le Centre Bell
J'ai mis mon chandail rouge (à défaut d'avoir un t-shirt de fille fan du CH rose quétaine).
Mon chum, lui, a enfilé, sous sa chemise propre, son t-shirt de Steve Bégin que je lui ai acheté l'année passée (à défaut d'avoir un t-shirt plus «actuel» de la nouvelle équipe revampée, version centenaire).
Après le boulot, on sort au resto (malgré mon amour pour le CH, je ne peux me résoudre à engloutir des roteux pour souper...), puis, on file au Centre Bell!
Pour Noël, mon homme a reçu (de la part de sa merveilleuse amoureuse) deux billets pour un match du Canadien.
Il s'est coupé les cheveux, laissé pousser la barbe. L'autre soir, j'ai fait mon pâté chinois magique.
La saison du hockey est commencée.
Mon chum, lui, a enfilé, sous sa chemise propre, son t-shirt de Steve Bégin que je lui ai acheté l'année passée (à défaut d'avoir un t-shirt plus «actuel» de la nouvelle équipe revampée, version centenaire).
Après le boulot, on sort au resto (malgré mon amour pour le CH, je ne peux me résoudre à engloutir des roteux pour souper...), puis, on file au Centre Bell!
Pour Noël, mon homme a reçu (de la part de sa merveilleuse amoureuse) deux billets pour un match du Canadien.
Il s'est coupé les cheveux, laissé pousser la barbe. L'autre soir, j'ai fait mon pâté chinois magique.
La saison du hockey est commencée.
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