Depuis que je connais mon Homme, soit depuis bientôt 3 merveilleuses années, nous avons assisté, ensemble, à beaucoup plus d'enterrements que de mariages. Plus précisément, nous sommes allés à 1 mariage et à 4 enterrements. Pas comme dans le film. Le contraire en fait.
Tous des proches de mon Homme.
Le mariage, c'était l'été dernier. Un beau couple d'amis qui sont ensemble depuis toujours et ont déjà un joyeux petit garçon.
Et une fois par année, on a enterré: un grand-père, une grand-mère, un grand-oncle...
Les quatrième funérailles, c'est celles auxquelles nous allons assister tout à l'heure.
Une amie à lui. Elle avait l'âge de nos parents, mais c'était une amie pareil. Et son nouveau mari, lui, était à peine plus âgé que moi. C'est la mode, il paraît.
Mais l'amour n'en a rien à cirer des tendances.
Et la mort non plus.
La mort, elle frappe quand elle veut. Même par un mardi matin de juillet caniculaire. Même si tu avais déjà prévu ce que tu allais faire en fin de semaine. Même si tu avais pris des vitamines et toutes tes petites pilules. Même si tu avais encore arrêté de fumer. Même si tu venais de te marier avec l'homme de ta vie, à qui, le matin même, tu avais dis: «Bonne journée mon amour. À ce soir!» Même si, plus tard, tu avais accueilli l'ami qui venait te visiter avec un grand sourire qui ne laissait pas présager que la Grande Faucheuse était juste derrière le cadre de porte. Même si tu avais encore tellement d'histoires à raconter, de livres à lire, de recettes à cuisiner, de musique à faire partager...
Même si tu aurais voulu mourir autrement...
Chose certaine, tu auras vécu à fond. Et tu auras laissé tout un héritage à ceux qui t'ont connue.
Malgré la mort, la vie continue.
Et nous avons deux mariages de prévus dans les prochains mois. Et pas d'autres enterrements au programme...