C'est Noël! Et bientôt la nouvelle année.
Je me permets donc une petite pause de tout. Une pause du téléphone, une pause des transports en commun, et une pause de l'ordi. Une pause de ce blogue aussi, donc. Mais, ne vous en faites pas, elle sera brève. Juste le temps de digérer un peu les Fêtes...
Le soleil brille dans le ciel de la Vieille Capitale, je pense que je vais aller prendre une marche.
26/12/2009
17/12/2009
Conte de Noël
La jeune fille reste plantée là, comme hypnotisée, à écouter le vieil homme jouer du violon. Malgré le froid qui lui mord les joues, elle penche la tête de côté, captivée par la musique.
Le vieil homme, lui, joue sans cesse, habitué à braver le froid pour ramasser un peu de monnaie. Habitué aussi à jouer avec des gants, il enchaîne les notes des Quatre saisons de Vivaldi sans broncher.
(Je n'y connais rien, mais je suppose qu'il est rendu à «hiver».)
La jeune fille aux cheveux courts, elle, est de plus en plus séduite. Je sais ce qu'elle se dit: Wow, quel talent! Et dire que le pauvre homme en est réduit à quêter... Elle lui trouve un air vaguement «Europe de l'Est» et se dit qu'il s'agit peut-être d'un virtuose russe qui, parce qu'il aimait un peu trop la vodka, a tout perdu sauf son Stradivarius (la seule chose qu'il aime plus que la vodka), et a tenté en vain de refaire sa vie au Québec.
(Ses origines pourraient peut-être expliquer sa tolérance au froid. C'est vrai qu'on se les gèle ici...)
Elle glisse lentement une main nue (brrrrrrr!) dans sa poche à la recherche d'un peu de monnaie. Elle est sous le charme.
Pendant ce temps, un itinérant un peu crotté s'approche du violoniste en titubant et, après quelques pirouettes involontaires, décide plus ou moins consciemment de s'asseoir à ses côtés. Quelques secondes plus tard, lui aussi semble être subjugué par les accords composés par Vivaldi (du moins, c'est ce que sa bouche grande ouverte et la coulée de bave qui s'en échappe laissent supposer...)
La jeune fille, qui ne vient définitivement pas de Montréal (sinon, elle aurait depuis longtemps bousculé les passants sans porter attention au musicien, pressée de retrouver la chaleur de son 4 et demi), a le sourire aux lèvres en regardant le virtuose russe. Je n'y connais rien en musique classique, mais je suis sûre que c'est beau. Ça doit être un air vraiment difficile à jouer. Et en plus, il joue avec des gants!
Elle quitte à regret l'homme des yeux un instant, afin de pouvoir compter la monnaie dans sa menotte glacée. Elle en retire une pièce d'un dollar (il lui faut bien un peu d'argent pour prendre le métro: c'est une touriste, ne l'oublions pas!) et se dirige vers le musicien à pas feutrés, comme si elle avait peur de briser le charme.
Pendant ce temps, autour d'elle, les gens continuent d'entrer et de sortir du métro en troupeaux, se bousculant dans le tumulte de l'heure de pointe pré-période des Fêtes.
L'itinérant crotté choisi cet instant pour présenter ses hommages à notre Dostoïevski du violon:
«Heille! Pourquoi y joue du violon, lui?»
Un peu surprise par cette intervention imprévue au programme, la jeune fille dépose tout de même quelques pièces dans l'étui du violoniste, essayant désespérément de capter son regard pour qu'il comprenne tout le bonheur que sa musique lui a procuré pendant les cinq dernières minutes...
Le vieil homme, lui, a à peine tiqué...
«C'est ben beau, du violon!» renchérit le nouvel amateur de classique.
Scrrriiiiiiiiiiiicchhhhhhhh!!! (Bruit d'un disque qu'on arrête abruptement)
Le musicien sort de la transe dans laquelle il semblait être plongé, arrête net de jouer et se tourne vers l'empêcheur-de-jouer-en-rond:
«FA'ME TA YEULE!!!»
Aussitôt, la jeune fille cesse de sourire, se retourne et, sans même un dernier regard pour le vieil homme, se dépêche de rejoindre le troupeau qui s'engouffre dans le métro...
Le charme est brisé.
Le vieil homme, lui, joue sans cesse, habitué à braver le froid pour ramasser un peu de monnaie. Habitué aussi à jouer avec des gants, il enchaîne les notes des Quatre saisons de Vivaldi sans broncher.
(Je n'y connais rien, mais je suppose qu'il est rendu à «hiver».)
La jeune fille aux cheveux courts, elle, est de plus en plus séduite. Je sais ce qu'elle se dit: Wow, quel talent! Et dire que le pauvre homme en est réduit à quêter... Elle lui trouve un air vaguement «Europe de l'Est» et se dit qu'il s'agit peut-être d'un virtuose russe qui, parce qu'il aimait un peu trop la vodka, a tout perdu sauf son Stradivarius (la seule chose qu'il aime plus que la vodka), et a tenté en vain de refaire sa vie au Québec.
(Ses origines pourraient peut-être expliquer sa tolérance au froid. C'est vrai qu'on se les gèle ici...)
Elle glisse lentement une main nue (brrrrrrr!) dans sa poche à la recherche d'un peu de monnaie. Elle est sous le charme.
Pendant ce temps, un itinérant un peu crotté s'approche du violoniste en titubant et, après quelques pirouettes involontaires, décide plus ou moins consciemment de s'asseoir à ses côtés. Quelques secondes plus tard, lui aussi semble être subjugué par les accords composés par Vivaldi (du moins, c'est ce que sa bouche grande ouverte et la coulée de bave qui s'en échappe laissent supposer...)
La jeune fille, qui ne vient définitivement pas de Montréal (sinon, elle aurait depuis longtemps bousculé les passants sans porter attention au musicien, pressée de retrouver la chaleur de son 4 et demi), a le sourire aux lèvres en regardant le virtuose russe. Je n'y connais rien en musique classique, mais je suis sûre que c'est beau. Ça doit être un air vraiment difficile à jouer. Et en plus, il joue avec des gants!
Elle quitte à regret l'homme des yeux un instant, afin de pouvoir compter la monnaie dans sa menotte glacée. Elle en retire une pièce d'un dollar (il lui faut bien un peu d'argent pour prendre le métro: c'est une touriste, ne l'oublions pas!) et se dirige vers le musicien à pas feutrés, comme si elle avait peur de briser le charme.
Pendant ce temps, autour d'elle, les gens continuent d'entrer et de sortir du métro en troupeaux, se bousculant dans le tumulte de l'heure de pointe pré-période des Fêtes.
L'itinérant crotté choisi cet instant pour présenter ses hommages à notre Dostoïevski du violon:
«Heille! Pourquoi y joue du violon, lui?»
Un peu surprise par cette intervention imprévue au programme, la jeune fille dépose tout de même quelques pièces dans l'étui du violoniste, essayant désespérément de capter son regard pour qu'il comprenne tout le bonheur que sa musique lui a procuré pendant les cinq dernières minutes...
Le vieil homme, lui, a à peine tiqué...
«C'est ben beau, du violon!» renchérit le nouvel amateur de classique.
Scrrriiiiiiiiiiiicchhhhhhhh!!! (Bruit d'un disque qu'on arrête abruptement)
Le musicien sort de la transe dans laquelle il semblait être plongé, arrête net de jouer et se tourne vers l'empêcheur-de-jouer-en-rond:
«FA'ME TA YEULE!!!»
Aussitôt, la jeune fille cesse de sourire, se retourne et, sans même un dernier regard pour le vieil homme, se dépêche de rejoindre le troupeau qui s'engouffre dans le métro...
Le charme est brisé.
14/12/2009
Immunisée
Ça y est, je suis vaccinée contre la grippe A(H1N1).
Il ne me restait plus beaucoup de temps, si je voulais être embrassable à Noël! Sinon, ma Moitié et moi aurions été comme des parias dans les partys de famille, mis en quarantaine dans une chambre, avec des sandwichs pas de croutes et des manteaux de fourrures shootés aux boules à mites pour seule compagnie.
Et surtout, si je voulais éviter la cohue de dernière minute dans les centres de vaccination, qui fermeront dans une semaine.
Je ferai donc partie de zombies qui, dans quelques mois, se réveilleront et se mettront à attaquer tous ceux qui n'auront pas fait comme tout le monde... C'est vrai qu'on se sent un peu comme dans un film-catastrophe américain... À faire la queue comme des moutons pour recevoir la potion magique qui fera qu'on ne tombera pas tous comme des mouches à cause d'un petit virus porcin...
Sérieux, il paraît que, quelques mois après avoir reçu le vaccin, des singes de laboratoire seraient tous morts.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=24598
Immunisez-vous qu'ils disaient, immunisez-vous!
Il ne me restait plus beaucoup de temps, si je voulais être embrassable à Noël! Sinon, ma Moitié et moi aurions été comme des parias dans les partys de famille, mis en quarantaine dans une chambre, avec des sandwichs pas de croutes et des manteaux de fourrures shootés aux boules à mites pour seule compagnie.
Et surtout, si je voulais éviter la cohue de dernière minute dans les centres de vaccination, qui fermeront dans une semaine.
Je ferai donc partie de zombies qui, dans quelques mois, se réveilleront et se mettront à attaquer tous ceux qui n'auront pas fait comme tout le monde... C'est vrai qu'on se sent un peu comme dans un film-catastrophe américain... À faire la queue comme des moutons pour recevoir la potion magique qui fera qu'on ne tombera pas tous comme des mouches à cause d'un petit virus porcin...
Sérieux, il paraît que, quelques mois après avoir reçu le vaccin, des singes de laboratoire seraient tous morts.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=24598
Immunisez-vous qu'ils disaient, immunisez-vous!
10/12/2009
Tempête porte-bonheur
J'AI GAGNÉ!!!
Non, non, pas le concours de la décoration la plus laide! (Mais seulement parce que, finalement, il n'y avait pas de prix dans cette catégorie.)
Non, j'ai gagné un prix de présence! (Non mais, j'ai-tu bien fait d'affronter la tempête pour aller boire deux verres de rouge pas bon et manger des ti-canapés? — Eux, étaient bons par contre...)
Dès le début de la soirée, avant que les madames du service à la clientèle ne se mettent à danser et qu'on ne demande à quelques malheureux employés de chanter pour gagner une bouteille de vin, et avant que tout le monde ait deviné le nom qu'il avait collé dans le dos (Moi, j'étais Judi Dench, «M», dans les nouveaux James Bond), dès le début de la soirée, donc... Le Big Boss a pigé un nom... Et c'était le mien!
J'ai gagné des billets de hockey!
D'habitude, je ne gagne JAMAIS RIEN!!!
Du coup, je me suis empiffrée de petites bouchées avant de planer jusque chez moi, me laissant porter par la tempête. Comme le vent, il semble que ma chance a tourné...
Je viens juste d'aller m'acheter des billets de loto... au cas où...
Non, non, pas le concours de la décoration la plus laide! (Mais seulement parce que, finalement, il n'y avait pas de prix dans cette catégorie.)
Non, j'ai gagné un prix de présence! (Non mais, j'ai-tu bien fait d'affronter la tempête pour aller boire deux verres de rouge pas bon et manger des ti-canapés? — Eux, étaient bons par contre...)
Dès le début de la soirée, avant que les madames du service à la clientèle ne se mettent à danser et qu'on ne demande à quelques malheureux employés de chanter pour gagner une bouteille de vin, et avant que tout le monde ait deviné le nom qu'il avait collé dans le dos (Moi, j'étais Judi Dench, «M», dans les nouveaux James Bond), dès le début de la soirée, donc... Le Big Boss a pigé un nom... Et c'était le mien!
J'ai gagné des billets de hockey!
D'habitude, je ne gagne JAMAIS RIEN!!!
Du coup, je me suis empiffrée de petites bouchées avant de planer jusque chez moi, me laissant porter par la tempête. Comme le vent, il semble que ma chance a tourné...
Je viens juste d'aller m'acheter des billets de loto... au cas où...
09/12/2009
Party de bureau et face de père Noël
Ce soir, c'est mon party de bureau.
Malgré la tempête qui fait rage de l'autre côté de la fenêtre et les pieds de neige qui m'attendent à l'extérieur, à 17h, en sortant du boulot, j'irai boire un verre avec les collègues. C'est l'occasion de se retrouver, de discuter, et, surtout, surtout... de célébrer les vacances qui arrivent!
Et peut-être aussi l'occasion de remporter un prix! Celui de la décoration la plus laide. Je suis sortie l'acheter au Dollar-Machin, puis je l'ai accrochée moi-même dans l'arbre à la réception, où elle resplendit de toute sa laideur. Une face de père Noël affublé d'une longue, longue barbe, aussi longue que le sapin est haut. J'ai pris bien soin d'étaler chaque poil de sa barbe aux quatre coins de l'arbre (enfin, de tous les côtés, là) afin qu'on ne puisse pas la manquer. Et, effectivement, c'est la première chose qu'on voit en sortant de l'ascenseur. Comme une étoile du Berger, mais en forme de barbe de père Noël...
C'est laid! (Désolée, je ne l'ai pas prise en photo...)
Si j'avais quelques années de moins, j'en ferais des cauchemars, c'est sûr.
Mais là, j'espère juste gagner le concours!
Malgré la tempête qui fait rage de l'autre côté de la fenêtre et les pieds de neige qui m'attendent à l'extérieur, à 17h, en sortant du boulot, j'irai boire un verre avec les collègues. C'est l'occasion de se retrouver, de discuter, et, surtout, surtout... de célébrer les vacances qui arrivent!
Et peut-être aussi l'occasion de remporter un prix! Celui de la décoration la plus laide. Je suis sortie l'acheter au Dollar-Machin, puis je l'ai accrochée moi-même dans l'arbre à la réception, où elle resplendit de toute sa laideur. Une face de père Noël affublé d'une longue, longue barbe, aussi longue que le sapin est haut. J'ai pris bien soin d'étaler chaque poil de sa barbe aux quatre coins de l'arbre (enfin, de tous les côtés, là) afin qu'on ne puisse pas la manquer. Et, effectivement, c'est la première chose qu'on voit en sortant de l'ascenseur. Comme une étoile du Berger, mais en forme de barbe de père Noël...
C'est laid! (Désolée, je ne l'ai pas prise en photo...)
Si j'avais quelques années de moins, j'en ferais des cauchemars, c'est sûr.
Mais là, j'espère juste gagner le concours!
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